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Des professeurs portent plainte en réaction à des allégations de harcèlement sexuel à l'UQAM

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L'UQAM enquête sur des cas présumés d'agressions sexuelles

L'UQAM enquête sur des cas présumés d'agressions sexuelles

Photo : radio-canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'UQAM a ouvert une enquête à la suite de plaintes de professeurs qui estiment avoir été victimes d'intimidation lorsque des autocollants, invoquant la politique contre le harcèlement sexuel dans l'établissement, ont été apposés sur la porte de leur bureau respectif. 

Selon Jeanny Desrochers des communications de l'UQAM, les autocollants ont été posés sur les portes de trois bureaux de professeurs à la fin octobre.

Au moins un des professeurs a signalé la chose à la direction de l'établissement, qui a entrepris de faire nettoyer les portes des bureaux. « Mais, avant le nettoyage, des photos ont été prises, on ne sait pas par qui, et ce n'est que le week-end dernier que ces photos sont apparues sur les réseaux sociaux », explique Mme Desrochers.

Un collectif féministe qui a publié les photos des portes placardées d'autocollants sur sa page Facebook a tenu à clarifier que ce n'était pas ses membres qui avaient posé les autocollants sur les portes de bureaux des professeurs.

Des professeurs visés par ces allégations ont porté plainte au Bureau d'intervention et de prévention en matière de harcèlement de l'UQAM. 

Aucune plainte formelle n'a par ailleurs été portée contre les professeurs relativement aux allégations de harcèlement qui sont, pour ainsi dire, sous-entendues par la pose des autocollants et qui sont véhiculées dans les réseaux sociaux.

Marc Turgeon, vice-recteur à la vie universitaire de l'UQAMAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marc Turgeon, vice-recteur à la vie universitaire de l'UQAM

Photo : radio-canada

De la diffamation?

La direction de l'UQAM, qui voit la réputation de son établissement ainsi éclaboussée, estime que la situation imposait l'ouverture d'une enquête interne.

On est traînés partout comme ça dans les réseaux sociaux sans qu'on sache dans le fond de quoi il est question, de qui ça vient et qu'est-ce qui est visé et ainsi de suite. Jusqu'à preuve du contraire, je prends pour acquis que c'est de la diffamation.

Marc Turgeon, vice-recteur à la vie universitaire à l'UQAM

L'affaire a eu des échos jusqu'à l'Assemblée nationale, à Québec.

Les gens doivent suivre les voies officielles pour justement éviter que des réputations soient détruites. Par contre s'il y a une juste cause, on doit suivre les voies officielles puis on va s'assurer que ces voies-là fassent le travail nécessaire.

Le ministre de l'Éducation du Québec, Yves Bolduc

Des « débordements occasionnels »

Une centaine de plaintes sont portées chaque année à l'intention de ce Bureau d'intervention et de prévention en matière de harcèlement de l'UQAM. Une bonne proportion de ces quelque 100 plaintes sont liées à du harcèlement psychologique.

À l'UQAM, tant Marc Turgeon que Jeanny Desrochers reconnaissent qu'il y a eu recrudescence des plaintes récemment et que la seule et unique employée du Bureau d'intervention et de prévention en matière de harcèlement est débordée. Mais, il n'y a pas de crise pour autant dans l'établissement, soutient M. Turgeon. 

« Ces autocollants créent un sentiment de crise, mais il n'y a pas plus ou moins de crises par rapport à ça », explique le vice-recteur à la vie universitaire.

Marc Turgeon affirme qu'épisodiquement, des choses de ce type-là se produisent : « Il y a quelques années, l'entrée du bureau d'un prof avait été vandalisée parce qu'on l'accusait d'avoir des positions sionistes. Ces débordements-là, occasionnels, arrivent dans la vie d'une université ».

Jeanny Desrochers souligne pour sa part que, dans la foulée de l'affaire Jian Ghomeshi, cet ex-animateur de radio de CBC, la population de l'UQAM comme celle d'autres institutions a été sensibilisée à l'importance de parler de situations potentielles de harcèlement sexuel.

À écouter :

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