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Des fidèles perdent leur église près de Montmagny

L'église Notre-Dame-du-Rosaire est à vendre.

Photo : Nicole Germain

Radio-Canada

L'église Notre-Dame-du-Rosaire près de Montmagny est à vendre. Le conseil de fabrique a dû se résoudre à se départir de l'édifice dont la construction remonte à 1909.

La baisse de l'achalandage de même que les coûts d'entretien et de rénovation expliquent cette décision. La paroisse engloutissait près de 15 000 $ de déficit par année.

« Ils nous ont évalué les réparations à 1,3 million de dollars sur une période de 15 ans. Alors, c'est impossible pour nous de travailler à cela », explique Jean-Pierre Després du conseil de fabrique. Comme le bâtiment n'est pas classé monument historique, aucune subvention n'était disponible.

Les nombreuses démarches pour sauver l'église n'ont rien donné depuis un an. Les célébrations religieuses se déroulent désormais ailleurs. La messe de minuit du 25 décembre 2013 aura été la dernière célébrée à l'église Notre-Dame-du-Rosaire.

L'économe diocésain de la paroisse, Yvan Thériault, affirme que cette décision crève-coeur était inévitable. « Avec la désaffection, le vieillissement de la population quand on maintient un édifice comme ça, pour une heure d'utilisation par semaine, il n'y a pas une entreprise qui garderait une usine en fonction pour ça », soutient-il.

Des fidèles ont du mal à se résoudre à la vente de leur église.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des fidèles ont du mal à se résoudre à la vente de leur église.

Photo : Radio-Canada

Pour la population de 380 habitants, la fermeture définitive de l'église marque la fin d'une époque. « Moi, j'aurais continué à garder l'église ouverte. En fermant l'église, il ferme le village au complet », illustre une citoyenne, Marie-France Beaudry.

« Tout est en train de fermer, c'est très triste », constate pour sa part Yvette Plante.

Le curé Justin Picard, qui est responsable de quatre paroisses, croit que les citoyens vont réaliser cette année la perte définitive de leur église. La messe de Noël ne sera pas célébrée à Notre-Dame-du-Rosaire pour la première fois en 105 ans.

« C'est certain que cette année ça va avoir un cachet un peu plus souffrant. La beauté de la crèche qu'on avait ici, on ne l'aura pas cette année », dit-il.

Garder espoir

Comme bien des citoyens, Jean-Pierre Després refuse de se résigner à voir disparaître la seule église du village. Il espère qu'un éventuel acheteur pourra encore sauver la situation.

« On pourra peut-être devenir locataire éventuellement en conservant par exemple, la partie du coeur pour les offices religieux et le reste, la nef, pour toutes sortes d'activités comme des spectacles, du théâtre ou autres. Ce sont des choses qui pourraient se faire », croit-il.

L'église Notre-Dame-du-Sacré-Coeur dans le même diocèse a été démolie l'an dernier.

D'après un reportage de Nicole Germain.

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