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Allégations de harcèlement sexuel : malaise à l’UQAM

Des étudiants à l'entrée d'un pavillon de l'UQAM

Des étudiants à l'entrée d'un pavillon de l'UQAM

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une association étudiante à l'UQAM a créé un malaise en publiant sur Facebook les noms de trois professeurs montrés du doigt pour des gestes s’apparentant à du harcèlement sexuel alors qu'aucune accusation formelle n'a été portée contre eux.

Sur le campus, des autocollants contre le harcèlement sexuel ont été placardés sur les portes de bureau des professeurs visés par ces allégations.

Certains étudiants rencontrés à l’UQAM et que nous n’identifions pas pour des raisons juridiques approuvent ces dénonciations. « Ça permet aux survivants de reprendre du pouvoir, mais ce qui est déplorable, les agresseurs continuent, il n'y a aucune répercussion », dit l’un d’entre eux.

Il existe bien du harcèlement sexuel à l'intérieur des murs de l'UQAM et l'administration ne bouge pas, en rajoute un autre.

En entrevue à la radio, le vice-recteur Marc Turgeon indique qu’il s’agit de « dénonciations anonymes », qui peuvent être fondées ou non.

« Je ne vais certainement pas agir sur la base d’accusations faites de cette manière-là.  »

— Une citation de  Marc Turgeon, vice-recteur à la vie universitaire à l'UQAM

M. Turgeon ne voit pas non plus pourquoi il rencontrerait les professeurs mis en cause. Il rappelle que les canaux existent pour recevoir des plaintes et mener des enquêtes.

« Il y a des problèmes avec le traitement des plaintes avec la police, il y a aussi des problèmes avec les tribunaux pour reconnaître les agresseurs ». Des femmes « ne souhaitent pas passer par ces canaux ». Elles n’ont pas confiance dans ce système, rétorque un étudiant.

La démarche de cette association est critiquée par de nombreux étudiants, qui mettent en garde contre la diffamation et y voient un dérapage.

« S’il y a impunité, c'est notre travail d'interroger cette perception là, il faut qu'on entende ce que ça dit », affirme Martine Delvaux, professeure à l'UQAM, qui prépare une conférence intitulée Il était une fois à l'université sexe, amour et pouvoir.

Pour Mme Delvaux, les réseaux sociaux sont un moyen de dernier recours. Elle estime qu’il est préférable de passer par le dépôt d’une plainte.

« À partir des plaintes officielles, on peut agir, mais il n'y a pas de garantie que les actions prises vont être celles qui sont attendues », ajoute-t-elle. Elle estime qu’il faut une passerelle entre les étudiants et l'université pour régler une fois pour toutes ce genre de problème.

Avec les informations d'Azeb Wolde-Giorghis

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