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Harper en Nouvelle-Zélande pour discuter notamment du dossier laitier

Le premier ministre canadien Stephen Harper s'entretient avec le vice-premier ministre de la Nouvelle-Zélande, Bill English, à son arrivée à Auckland.

Le premier ministre canadien Stephen Harper s'entretient avec le vice-premier ministre de la Nouvelle-Zélande, Bill English, à son arrivée à Auckland.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a entamé à Auckland le premier voyage officiel d'un chef de gouvernement canadien en Nouvelle-Zélande depuis la visite du premier ministre Jean Chrétien il y a 19 ans.

M. Harper rencontrera son homologue, John Key, deux chefs de gouvernement qui entretiennent déjà de bons rapports. Ils ont eu plusieurs entretiens privés en marge de sommets internationaux au cours des dernières années, et sont tous deux partisans du conservatisme fiscal. M. Key avait lui-même effectué une visite officielle au Canada il y a quatre ans.

Les deux pays, membres du Commonwealth, partagent aussi un passé colonial et militaire assez semblable. Les soldats du Canada et de la Nouvelle-Zélande ont combattu côte à côte lors des deux guerres mondiales, de la guerre de Corée, de la guerre du Golfe de même qu'en Afghanistan. M. Harper doit d'ailleurs déposer vendredi midi une couronne de fleurs au Musée commémoratif de guerre d'Auckland.

Stephen Harper et John Key devraient discuter bien sûr de commerce, et des liens économiques de plus en plus étroits entre la Nouvelle-Zélande et la Chine. Le commerce bilatéral des marchandises entre le Canada et la Nouvelle-Zélande totalisait 909 millions de dollars en 2013.

Mais on parlera aussi des crises en Syrie et en Irak, ainsi que de sécurité internationale, surtout depuis que la Nouvelle-Zélande a obtenu un siège temporaire au Conseil de sécurité des Nations unies. Le Canada, qui avait raté sa chance en 2010, a appuyé cette fois-ci la candidature de son cousin d'Océanie.

L'industrie laitière, sujet de différend

L'industrie laitière, très protégée au Canada, constitue cependant un sujet de différend entre les deux pays, et un point sensible dans les négociations en cours pour le Partenariat Trans-Pacifique (PTP), un projet majeur de libre-échange entre 12 pays d'Asie et du Pacifique. Les États-Unis réclament que le Canada abaisse ses tarifs douaniers sur les produits laitiers en provenance de l'étranger. Les droits de douane canadiens sont parmi les plus élevés dans le groupe de pays du PTP.

La Nouvelle-Zélande, le plus grand exportateur de produits laitiers au monde, demande lui aussi au Canada de réduire ces tarifs alors qu'il cherche de nouveaux marchés. Le pays s'est même opposé il y a trois ans à ce que le Canada participe au PTP à moins qu'il ne mette fin à son système de gestion de l'offre.

Par ailleurs, si M. Harper met pour la première fois de sa vie les pieds en Nouvelle-Zélande, sa femme, Laureen, a des liens avec ce pays : son premier mari, Neil Fenton, était un homme d'affaires néo-zélandais.

Et le drapeau canadien a aussi été évoqué récemment par les Néo-Zélandais qui souhaitent que le pays se dote d'un pavillon bien à lui. À ceux qui soutiennent que ce nouveau drapeau déshonorerait la mémoire des soldats morts sous le drapeau colonial, le premier ministre Key a cité en exemple l'unifolié canadien, adopté en 1965.

Les Néo-Zélandais se prononceront par référendum l'an prochain sur l'opportunité de se doter d'un nouveau drapeau. M. Key a déjà suggéré un pavillon comprenant la fougère argentée, une espèce emblématique en Nouvelle-Zélande, comme l'érable au Canada.

Après sa visite à Auckland, M. Harper gagnera Brisbane, en Australie, pour participer au sommet du G20, en fin de semaine.

Le Groupe des 20 représente 85 % de l'économie mondiale et les deux tiers de la population planétaire.

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