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À qui sera vendue La courte échelle?

Détail de la couverture de « Mon ami Pichou », de Ginete Anfousse, publié aux éditions La courte échelle

Détail de la couverture de « Mon ami Pichou », de Ginete Anfousse, publié aux éditions La courte échelle

Photo : Ginette Anfousse/La courte échelle

Radio-Canada

Le dossier concernant la faillite de la maison d'édition La courte échelle a franchi une nouvelle étape mercredi. 

Le syndic doit de nouveau évaluer les offres d'achat des actifs de l'entreprise. C'est un pan considérable du monde de l'édition au Québec qui est en cause.

Rappelons que La courte échelle a mis fin à ses activités abruptement à la fin du mois de septembre, après 35 ans d'existence. La maison aurait vendu 10 millions de livres pour enfants et pour adultes dans le monde au cours de son histoire.

Plus de 4 millions de dollars de dettes

Les dettes de La courte échelle dépassent les 4 millions de dollars. 

Un syndic de faillite doit maintenant liquider les actifs de l'entreprise, qui incluent un catalogue de 850 titres, dont 700 en littérature jeunesse, et un stock de plus de 500 000 livres, surtout dans la collection jeunesse, mais aussi des livres pour adultes et des livres pratiques.

Un premier appel de propositions a été fait au moins d'octobre, mais le syndic a cru nécessaire de procéder à un deuxième tour, qui doit prendre fin le 12 novembre.

Les auteurs seront-ils payés?

Les auteurs croyaient pouvoir récupérer leurs droits, qui se chiffreraient à plus de 300 000 $ après la faillite de leur éditeur, en vertu de la loi québécoise sur le statut de l'artiste, mais ils ont été avisés que la loi fédérale sur la faillite avait préséance sur la loi québécoise et que leurs droits d'auteur seraient vendus avec le reste des actifs de la courte échelle.

La ministre de la Culture du Québec, Hélène David, de son côté, a promis de travailler pour que les auteurs puissent récupérer les plus grandes sommes possible. 

D'après le reportage de Philippe-Antoine Saulnier

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