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Un peu de l'UQTR dans le jeu vidéo Assassin's Creed d'Ubisoft

Le reportage de Pierre Marceau

Le jeu Assassin's Creed du studio Ubisoft de Montréal est sorti en magasin mardi. Un professeur de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a œuvré comme conseiller sur le projet.

Laurent Turcot, qui enseigne l'histoire à l'UQTR, s'est assuré de l'exactitude des faits historiques. Il s'agit d'un expert de la ville de Paris au 18e siècle.

En décembre 2013, il a reçu une invitation anonyme. « Ils sont tombés sur mon site internet, se souvient Laurent Turcot. Ils m'ont contacté de manière anonyme pour dire : "On a besoin de vous pour un projet. Est-ce que ça vous dirait de travailler avec nous?" Mais j'ai très bien compris que c'était Assassin's Creed. »

La nouvelle aventure des personnages d'Ubisoft se déroule en pleine révolution française. Le Paris de 1789 a été complètement recréé pour permettre aux joueurs de vivre une immersion saisissante.

Pour respecter la trame historique, Ubisoft a demandé à Laurent Turcot une description du Paris de l'époque.

« C'est la nouveauté de la Révolution française, leur a-t-il expliqué. Un espace d'opinion publique. On voit sur les bâtiments des tonnes et des tonnes de placards qui annoncent et qui racontent au peuple ce qui est en train de se passer. Là, vous allez me dire qu'il y a des gens qui ne savaient pas lire. Oui, certes ! Mais quand il y en avait un qui savait lire, il prenait le journal et il lisait à haute voix pour tout le monde. »

Assassin's Creed comme outil d'enseignement !

Laurent Turcot est emballé par le résultat du travail d'Ubisoft. Tellement qu'il a demandé à l'entreprise le droit d'utiliser le Paris virtuel dans ses cours. Ubisoft a accepté.

Je leur ai demandé ce que j'ai appelé les promenades. C'est-à-dire qu'on enlève les assassins, on enlève la trame narrative et on fait simplement le touriste. Un peu comme quand on se promène dans la ville. On arrête. On regarde un mendiant. On parle.

Laurent Turcot, professeur à l'UQTR

La clientèle étudiante a changé et les moyens pour communiquer avec elle aussi.

On va se servir des jeux vidéo pour entrer dans leur tête, pour les amener vers la puissance du verbe, la puissance de l'évocation. Donc, c'est un échange. Autant moi je m'adapte à eux, autant eux vont s'adapter à moi. Donc, c'est une nouvelle manière d'enseigner.

Laurent Turcot, professeur à l'UQTR

Laurent Turcot espère avoir son nouveau matériel didactique à l'automne 2015.

Mauricie et Centre du Québec

Arts