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Le PQ veut des mesures de financement politique encore plus contraignantes

Logo stylisé du Parti québécois

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Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dans un mémoire qu’il déposera cette semaine à la commission Charbonneau, le Parti québécois propose une série de recommandations pour rendre encore plus difficile le financement illégal des partis politiques.

Le parti souverainiste convient qu’il peut être difficile d’encadrer le travail de centaines de militants actifs en matière de financement, mais estime que l’établissement de six mesures constituerait un pas de plus pour éviter certains dérapages.

Le PQ veut, par exemple, faire diminuer l’usage de l’argent comptant, maintenant que les cotisations individuelles ont été limitées à 100 $ avec l'adoption d'un projet de loi présenté par Bernard Drainville à l'automne 2012, alors qu'il était ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques.

Il souhaite également que les responsables du financement de chaque parti soient tenus de suivre une formation éthique auprès du Directeur général des élections.

Par ailleurs, le Parti québécois estime que, pour être « réellement populaire », le financement ne doit plus être centralisé aux permanences des partis mais plutôt confié aux exécutifs des 125 circonscriptions de la province. Il va même jusqu’à proposer l’abolition des activités de financement nationales.

Quant à la participation des ministres à des activités de financement, elle devrait faire l’objet d’une annonce publique estime le PQ, « étant donné qu’ils représentent à temps plein tous les Québécois ».

L’atteinte d’un objectif de financement de la part des ministres devrait être en tout temps proscrite, estime encore le PQ. En juin, l'ex-ministre libérale Nathalie Normandeau a reconnu devant la commission Charbonneau qu'elle avait un objectif annuel de 100 000 $ de financement au sein du gouvernement de Jean Charest, comme tous les autres ministres.

On a aussi appris à la commission Charbonneau que l'ex-chef de cabinet de Mme Normandeau, Bruno Lortie, organisait les évènements de financement annuel de la ministre. Le Parti québécois propose que le personnel politique des cabinets ministériels soit tenu à l'écart du financement.

(…) Qu’on se souvienne de ce XXIe siècle encore jeune comme de celui au cours duquel la probité et la transparence l’ont emporté sur l’occulte et la collusion.

Une citation de :Mémoire du Parti québécois

Un historique en matière d’intégrité

Dans ce mémoire, le PQ rappelle son engagement historique en faveur de l’intégrité, notamment par le biais d’une loi s’attaquant au phénomène des caisses occultes en 1977.

Il rappelle également que lors de son dernier passage au gouvernement, le PQ a fait adopter 16 mesures en 18 mois pour lutter contre la corruption et la collusion. Il évalue à 240 millions de dollars les économies réalisées à la suite de ces mesures, et ce, uniquement en ce qui concerne les chantiers routiers.

Le Parti québécois rappelle également qu’il a réclamé pendant plus de deux ans et demi la tenue d’une commission d’enquête sur l’industrie de la construction, jusqu'à ce qu'elle soit instituée par le gouvernement de Jean Charest en octobre 2011.

Le PQ ne fera pas de présentation publique de son mémoire devant la juge Charbonneau et ses commissaires, estimant que le texte parle suffisamment de lui-même.

Les audiences de la commission Charbonneau prennent fin cette semaine avec les dernières représentations publiques des partis qui ont obtenu le statut de participant ou d’intervenant.

À noter que ni le Parti libéral ni la Coalition avenir Québec ne présenteront de mémoire. Québec solidaire sera le seul parti de l’Assemblée nationale à venir faire lecture de son mémoire devant les commissaires jeudi après-midi.

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