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Santé mentale : une entente en Outaouais pour faciliter les interventions policières

De g. à dr: Stéphane Raymond de la Sûreté du Québec, Mario Harel, chef de la police de Gatineau, Denis Beaudoin, du CSSS de Gatineau, et Denis St-Jean de la police de la MRC des Collines. (10-11-14)

De g. à dr: Stéphane Raymond de la Sûreté du Québec, Mario Harel, chef de la police de Gatineau, Denis Beaudoin, du CSSS de Gatineau, et Denis St-Jean de la police de la MRC des Collines. (10-11-14)

Photo : Jean-Sébastien Marier / SRC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les policiers en Outaouais et le personnel hospitalier travailleront désormais plus efficacement lorsqu'ils doivent intervenir auprès des gens souffrant de problèmes de santé mentale.

Le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Gatineau a conclu, lundi, une entente avec les trois corps policiers de la région, soit le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), la Sécurité publique de la MRC des Collines-de-l'Outaouais et la Sûreté du Québec (SQ), division de l'Outaouais.

Ce partenariat permettra des interventions plus efficaces et plus sécuritaires, assure-t-on, tout en réduisant la durée de la prise en charge de ces personnes ou d'usagers hospitalisés en lien avec des actes criminels.

On ne refait pas la loi. [...] Ça change notre façon de travailler en précisant les rôles et responsabilités. Moins d'argumentation lors de situations, donc ça va être clair pour tous les intervenants.

Une citation de :Éric Dinel, inspecteur-chef au SPVG

Droit-Accès Outaouais estime qu'environ 500 fois par année dans la région, des policiers accompagnent à l'urgence une personne dont l'état de santé mentale représente un danger pour elle-même ou pour autrui.

« On pense que 50 % de ces personnes amenées à l'urgence par l'urgence ne devraient pas l'être », soutient le directeur Daniel St-Jean, directeur.

Préciser les façons de faire et d'interagir

Le protocole d'entente [voir ci-bas] facilitera le travail des policiers lorsqu'ils interagissent avec ce type de clientèle.

Le personnel soignant et les policiers seront ainsi mieux outillés, ce qui permettra une meilleure collaboration entre les différents intervenants.

Par exemple, la personne amenée à l'urgence sera amenée dans une aire sécurisée, à l'écart des autres usagers.

En moins d'une heure, une infirmière au triage devra évaluer le niveau de dangerosité de cette personne (gravité et imminence). Cette dernière sera ensuite prise en charge, selon ses besoins.

Le policier pourra quitter l'urgence dès que la situation sera sécuritaire. Optimalement, les agents devraient être libérés 30 minutes après leur arrivée.

L'échange d'informations sera également plus efficace, afin d'améliorer les communications.

Si un citoyen est hospitalisé en lien avec un acte criminel, le protocole délimite également le type d'informations auxquelles les policiers peuvent avoir accès.

« Est-ce qu'on peut avoir droit au vidéo? Est-ce qu'on peut avoir la description physique du suspect? Tout est sous forme de tableau très clair », souligne l'inspecteur-chef du SPVG, Éric Dinel.

Cette entente survient après des discussions qui auront duré près de deux ans. Elle permet de clarifier certaines situations qui représentent un casse-tête pour le personnel soignant.  C'est le cas lorsque les policiers exhibent un mandat de perquisition aux médecins ou lorsqu'un blessé par balle se présente à l'urgence.

« Ce n'est pas aux intervenants sur le plancher de prendre cette décision, il faut que ça soit des professionnels, des organismes qui prennent des décisions », précise le directeur général du Centre de santé et de services sociaux de Gatineau (CSSSG), Denis Beaudoin.

Un accouchement long, mais nécessaire

Droit-Accès de l'Outaouais salue l'entente qui a été conclue, la qualifiant de « nécessaire ».

« On vient de réduire le temps que les policiers vont passer à l'hôpital, ce qui est une excellente nouvelle. Ce n'est pas leur job. Alors, bravo », lance le directeur Daniel St-Jean.

Il ne se dit toutefois pas convaincu que le flou entourant les différentes responsabilités sera dissipé pour autant.

Les hôpitaux sont débordés et les policiers veulent retourner sur la route. Entre ça, il va rester des zones grises. Mais disons que c'est un progrès et on verra à l'usage.

Une citation de :Daniel St-Jean, directeur, Droit-Accès de l'Outaouais

M. St-Jean souligne par ailleurs l'importance de préciser à quel moment un patient est pris en charge à l'hôpital, soit au moment où il est physiquement admis, où il passe au triage ou bien où il est vu par un médecin.

Pour consulter le protocole d'entente entre le CSSS de Gatineau et les trois corps policiers de l'Outaouais :

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