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Garderies : la moins chère à Gatineau, la plus chère à Brampton

Des bébés en garderie

Photo : iStock

Radio-Canada

C'est à Gatineau, au Québec, que les garderies sont les plus abordables au Canada, et c'est à Brampton, en Ontario, qu'il en coûte le plus cher pour faire garder ses enfants, révèle une étude du Centre canadien de politiques alternatives (CCPA).

L'étude, qui a été réalisée dans les 22 villes canadiennes les plus peuplées, porte sur les frais médians exigés dans les garderies, avant crédits d'impôt, par rapport au revenu brut médian des femmes âgées de 25 à 34 ans dans chacune de ces villes.

Ainsi, c'est à Gatineau qu'il en coûte le moins cher pour faire garder un enfant, soit 152 $ par mois ou 4 % du revenu brut médian des femmes qui y vivent.

Gatineau est suivie de très près par Laval, Montréal, Longueuil et Québec, où les femmes consacrent entre 5 % et 6 % de leur revenu brut aux frais de garde.

Ce sont sans surprise les villes québécoises qui affichent les taux les plus bas au pays, indique l'étude, en raison de la politique des garderies à 7 $ par jour du gouvernement québécois. Une politique qui a un impact majeur sur l'économie des familles et leur qualité de vie, souligne aussi le CCPA.

À noter : comme le tarif des garderies est le même partout au Québec, ce sont les variations de revenu brut médian des femmes de 25 à 34 ans dans chaque ville qui influent sur le pourcentage des revenus consacrés dans chaque ville aux frais de garde.

Hors du Québec, c'est à Winnipeg qu'il en coûte le moins cher pour faire garder un enfant, soit 451 $ par mois, c'est-à-dire 15 % du revenu brut des femmes de 25 à 34 ans.

Vient ensuite Edmonton, où il en coûte en moyenne 900 $ par mois, ou 24 % du revenu brut des femmes.

Il est à souligner que les données de l'étude ne tiennent pas compte des crédits d'impôt qui peuvent être octroyés par les gouvernements provinciaux et fédéral.

L'étude se sert par ailleurs des revenus bruts dans ses comparaisons portant sur les salaires des femmes.

L'Ontario, province la plus chère

Bien que ce soit à Toronto que les prix soient les plus élevés au pays, avant crédits d'impôt, pour faire garder un enfant (1676 $ par mois), c'est à Brampton qu'il en coûte le plus cher au Canada en termes de pourcentage de revenu brut. À Brampton, les frais de garde atteignent en moyenne 1302 $ par mois, mais représentent 36 % du revenu brut des femmes de 25 à 34 ans, contre 34 % à Toronto.

Viennent ensuite les villes de London et Windsor, ainsi que Surrey, en Colombie-Britannique, où les frais de garde monopolisent entre 34 % et 35 % du revenu brut médian des femmes.

Saint-Jean, à Terre-Neuve-et-Labrador, s'illustre aussi avec un coût moyen mensuel de 1394 $, avant crédits d'impôt, soit 32 % du revenu brut médian des femmes de 25 à 34 ans.

Impact majeur des politiques gouvernementales sur les coûts

Selon les auteurs de l'étude, les politiques québécoises en matière d'éducation et d'aide à la petite enfance ont un impact radical sur les coûts de garderie des ménages.

« L'accessibilité des services de garde à l'enfance est un enjeu important non seulement pour les parents, mais aussi pour l'économie canadienne. Lorsqu'ils bénéficient de garderies abordables, comme au Québec, les parents choisissent en forte majorité de travailler », écrit le chercheur David MacDonald.

Le Canada est l'un des pays qui investissent le moins dans la petite enfance

Outre l'impact économique important qu'ont les politiques de subvention des garderies pour les parents de jeunes enfants, l'étude révèle que le Canada est en queue de peloton des pays industrialisés en matière d'investissements dans les soins et l'éducation des enfants de 0 à 5 ans.

D'après le CCPA, le Canada se classe au 35e rang de 39 pays de l'OCDE en fait d'investissements dans les soins et l'éducation préscolaire avec moins de 0,34 % de son PIB consacré à ce secteur.

Les politiques du Québec en matière de petite enfance représentent 60 % de toutes les dépenses dévolues aux soins et à l'éducation des enfants d'âge préscolaire au Canada, note le CCPA.

Aux États-Unis, on consacre plus d'argent qu'au Canada à l'éducation des enfants de 0 à 5 ans, soit près de 0,4 % du PIB.

C'est en Islande (1,7 %), en Suède (1,5 %) et au Danemark (1,5 %) que l'on consacre actuellement la plus importante part du PIB à l'éducation préscolaire.

 

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