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Berlin : la fête, 25 ans après la chute du mur

Des ballons sont lâchés à la porte de Brandebourg.

Des ballons sont lâchés à la porte de Brandebourg.

Photo : Fabrizio Bensch / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des milliers de ballons lumineux se sont envolés dans le ciel de la capitale allemande, dimanche soir, point culminant des célébrations des 25 ans de la chute du mur de Berlin. 

Les ballons avaient été placés sur des poteaux de 3,6 m, soit la hauteur qu'avait le mur, sur une portion de 15 km de l'ancien tracé. Plusieurs centaines de milliers de personnes étaient massées à la porte de Brandebourg et dans tout le centre de Berlin pour assister à l'événement. Un après l'autre, les ballons gonflés à l'hélium se sont envolés, alors qu'un orchestre jouait l'Ode à la joie de Beethoven.

Les festivités ont débuté tôt. Dès la fin de la matinée, les gens ont commencé se rassembler autour de stands de vin chaud ou de saucisses devant la porte de Brandebourg, située à l'est.

En fin d'après-midi, une grande « fête populaire » était organisée, où orchestres classiques, vedettes du rock et anciens dissidents politiques se sont partagé deux scènes. L'ancien membre de Genesis Peter Gabriel a notamment interprété Heroes, une chanson composée par David Bowie lorsqu'il habitait Berlin-Ouest.

Sous le thème du « courage de la liberté », le citoyen a été mis à l'honneur lors des célébrations de cette année, alors que le 20e anniversaire de l'événement avait plutôt vu défiler une brochette de chefs d'État.

De façon plus officielle, la journée a commencé par un service œcuménique dans la Chapelle de la réconciliation, construite dans la « bande de la mort », qui séparait les deux parois du mur, et auquel assistaient notamment des membres du gouvernement allemand. Lors d'une brève cérémonie, des représentants des mouvements citoyens de l'époque ont pris la parole, alors que la chancelière Angela Merkel et les autres participants piquaient des roses dans ce qui reste du mur, en hommage aux Allemands de l'Est tués en essayant d'échapper au régime communiste (RDA).

« Cela a duré longtemps, et beaucoup de gens ont dû souffrir afin qu'il soit possible d'ouvrir le mur. Pas seulement en Allemagne, mais aussi en Pologne, en Hongrie, en Tchécoslovaquie et dans beaucoup d'autres pays. Et en ce jour, nous devons y penser », a commenté Mme Merkel, qui a grandi dans l'ex-RDA.

Samedi, plus de 100 000 Berlinois et touristes se sont promenés sur le long de l'ancien tracé du mur.

Plus d'un million de visiteurs allemands et étrangers étaient attendus à Berlin en fin de semaine pour les fêtes commémoratives. 

Un peu d'histoire

Le 9 novembre 1989, après des semaines de manifestations organisées par les Allemands de l'Est réclamant plus de liberté, le régime communiste avait annoncé par surprise que ses ressortissants pourraient désormais voyager à l'étranger.

Quelques heures plus tard, les gardes-frontière de Berlin-Est, débordés, avaient ouvert le mur.

Cet événement « nous a montré que le désir de liberté ne peut être éternellement étouffé », a commenté à ce sujet la chancelière Angela Merkel samedi.

Mur de Berlin : retour en arrière avec Yanick Bourdon

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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