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L'armée canadienne à la recherche de militaires

Journée portes ouvertes au Collège militaire de Saint-Jean.

Radio-Canada

Près de 1000 personnes ont visité le Collège militaire royal de Saint-Jean, samedi, lors de la journée portes ouvertes de cette institution qui forme les officiers de l'armée canadienne.

Un texte de Michel MarsolaisTwitterCourriel

Ni les opérations en Afghanistan ni les récents attentats à Ottawa et à Saint-Jean-sur-le-Richelieu n'ont semblé ébranler l'enthousiasme des visiteurs, dont certains étaient présents pour s'y inscrire. 

« Personne ne m'a parlé de ça, absolument personne, c'est vraiment surprenant », affirme le capitaine Guy Desrochers, officier de liaison du Collège militaire royal de Saint-Jean (CMR).

Les nouveaux étudiants ne sont pas non plus ébranlés par les récents attentats. « Ça ne me remet pas en question. J'ai encore plus envie d'être dans l'armée canadienne pour vraiment pouvoir agir, pour faire de quoi contre ce genre de chose là », assure William Morissette-Leclerc, étudiant en première année au CMR

Le Collège militaire royal est un cégep unique situé en Montérégie. S'y inscrire, c'est aussi entrer dans l'armée pour au moins 10 ans. L'armée paie vos études et vos frais pendant cinq ans et vous vous engagez à rester dans les Forces pour cinq autres années.

« Les élèves, après avoir terminé leur formation ici, vont compléter leur diplôme universitaire au Collège militaire royal de Kingston », explique le colonel Jenny Carignan qui dirige le collège depuis 2013.

Les opérations de séduction comme celle-ci ne sont pas inutiles puisque le recrutement pose de nouveaux défis à l'armée.

Ainsi, en 2008, le gouvernement canadien visait une force de 70 000 militaires réguliers et de 30 000 réservistes. Aujourd'hui, on compte encore seulement 63 000 réguliers et 24 000 réservistes.

Alors que les départs commencent à être nombreux, le taux de recrutement est aussi plus faible. En cinq ans, on est passé de 7500 recrues à environ 4300.

Le manque de publicité se fait sentir. Et ce sont surtout des officiers qui font défaut.

« On a plus de lits que de personnes qui réussissent à rentrer au collège parce que la sélection est quand même rigoureuse. Au collège, il nous en arrive entre 90 et 120 maximum par année. On n'a jamais réussi à atteindre notre 120 », déplore le capitaine Guy Desrochers.

Comme toutes les entreprises, les Forces canadiennes font face à d'importants départs à la retraite. Ce qui rendra encore plus difficile le maintien des effectifs.

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