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Les tueurs présumés des étudiants disparus au Mexique passent aux aveux

Des photos d'étudiants mexicains disparus sont affichées à un poste de péage

Des photos d'étudiants mexicains disparus sont affichées à un poste de péage

Photo : ? Jorge Lopez / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'affaire très médiatisée des étudiants disparus depuis septembre au Mexique connaît d'importants développements. Des membres présumés d'un groupe criminel auraient avoué avoir tué 40 d'entre eux, selon ce qu'a annoncé vendredi le ministre mexicain de la Justice, Jesus Murillo Karam.

Les victimes auraient été brûlées avec de l'essence, sur des bûchers de bois et de plastique, avant d'être jetées dans la rivière San. L'opération aurait duré 14 heures, à en croire ces aveux. Ce qui rend plus ardue la tâche de leur identification, d'après le ministre.

Les autorités vont donc continuer à considérer que les étudiants sont disparus jusqu'à ce que des tests d'ADN confirment leurs identités.

Le ministre de la Justice ajoute que ces étudiants ont été livrés à leurs bourreaux par des policiers liés au groupe criminel des Guerreros Unidos, entre les villes d'Iguala et de Cocula, dans l'État de Guerrero.

Les enquêtes ont mené jusque-là à l'arrestation de l'ex-maire d'Iguala et de son épouse. Plusieurs policiers ont également été arrêtés.

Les autorités mexicaines sont sans nouvelles de 43 élèves-enseignants de l'école normale d'Ayotzinapa, et ce, depuis que les bus qui les transportant le 26 septembre ont été attaqués par des policiers municipaux et des criminels à Iguala. L'assaut avait fait 6 morts et 25 blessés.

Les parents sceptiques

Faute de preuves, les parents des 43 étudiants disparus refusent de croire à leur mort et rejettent les témoignages de présumés criminels dont a fait état le ministre de la Justice.

« Tant qu'il n'y a pas de preuves, nos enfants sont vivants », a déclaré Felipe de la Cruz, porte-parole des parents.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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