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Trois nouveaux jeux pour Ubisoft

Extrait d'un jeu vidéo d'Ubisoft

Radio-Canada
Mis à jour le 

À quelques semaines de Noël, Ubisoft Montréal veut frapper un grand coup en lançant presque simultanément trois nouveaux jeux vidéo.

Un texte de Michel MarsolaisTwitterCourriel

En neuf mois, Ubisoft a lancé pas moins de cinq nouveaux jeux et prévoit déjà un succès qui lui permettra de fracasser des records de ventes et de respecter ses prévisions de créer 500 nouveaux emplois à Montréal.

Parmi les trois nouveautés : le dernier opus de la série Assassin's Creed qui se passe en pleine Révolution française.

La mégaproduction de plusieurs dizaines de millions de dollars, digne d'Hollywood, amène les joueurs vers de nouvelles frontières du réalisme.

« Il y a beaucoup plus de détails. On peut avoir plus d'intelligence artificielle. Comme par exemple, auparavant on avait peut-être 200 personnes à l'écran en même temps. Aujourd'hui on peut en avoir 5000. On a une scène dans le jeu où on a plus de 10 000 personnages en même temps », explique Alexandre Amancio, directeur créatif chez Ubisoft.

Rien que pour créer la Cathédrale Notre-Dame-de Paris au 18e siècle, une employée a travaillé pendant 14 mois à temps plein

Pour recréer fidèlement le Paris de l'époque de la révolution, on a même fait appel à un professeur d'histoire qui a écrit un livre sur l'époque.

« Quand on m'a contacté, c'était pour des vérifications justement et pour leur fournir les archives, les documents les plans, les gravures de tout ce qu'avait Paris à cette époque-là. Ubisoft voulait aussi connaître les détails de la vie quotidienne. Comment c'était dans la ville, comment c'était la saleté, les odeurs, comment les gens vivaient, comment les mendiants bougeaient, les vêtements, la police. Donc c'étaient des détails infiniment petits, mais qui avaient une importance déterminante », raconte Laurent Turcot, enseignant à l'Université du Québec à Trois-Rivières

Assassin's Creed Unity pourra même avoir un usage pédagogique puisqu'on prévoit utiliser ultérieurement une version non-violente du jeu dans des cours d'histoire.

Patrice Roy s'entretient avec le grand patron d'Ubisoft, Yannis Mallat.

Ubisoft lançait aussi cette semaine Far Cry 4, une autre méga-production, et Shape Up, un jeu d'exercices.

« Quand il y a 2700 collaborateurs ici à Montréal qui oeuvrent sur des marques aussi importantes qu'Assassin's Creed ou Far Cry, on bâtit une expertise qui fait qu'on est capables de livrer trois jeux dans la même semaine », de dire Yannis Mallat, président-directeur général de Ubisoft Montréal

Ubisoft parie toujours sur Montréal

Ubisoft admet être courtisée par d'autres villes, mais estime que Montréal constitue encore un bon bassin pour les nouveaux emplois spécialisés de l'industrie.

« On va chercher des data analystes, on va chercher des economic designers. Tous ces nouveaux métiers-là il faut les créer que ce soit à Montréal ou ailleurs ».

Un ombre au tableau: la réduction des crédits d'impôt à l'industrie du multimédia que prévoit le gouvernement Couillard. Celui-ci veut réduire de 20 % les crédits d'impôt à l'industrie du multimédia. Mais à court terme, Ubisoft peut respirer puisqu'elle bénéficie d'une entente particulière jusqu'en 2019 qui lui assure que ce 20% sera compensé par Québec.

Son concurrent Warner Bros., est aussi assuré de conserver ses crédits d'impôt jusqu'en 2019, ce qui irrite les autres joueurs de l'industrie.

Ubisoft estime que l'État en a pour son argent. La compagnie prévoit d'ailleurs que ses nouveaux jeux lui permettront de réaliser le meilleur trimestre de son histoire.

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