•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un ex-commissaire s'oppose à une enquête nationale sur les femmes autochtones

L'ex-procureur général et ex-juge Wally Oppal, de passage à Winnipeg jeudi pour participer à la conférence annuelle de l'Association canadienne de justice pénale le 6 novembre 2014.

Ancien procureur général de la Colombie-Britannique et ancien juge, Wally Oppal était de passage dans la capitale manitobaine jeudi pour participer à la conférence annuelle de l'Association canadienne de justice pénale, qui se penche sur le dossier des femmes autochtones disparues ou assassinées au Canada.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'ancien commissaire de l'enquête sur les femmes autochtones disparues de la Colombie-Britannique, Wally Oppal, ne croit pas à l'utilité d'une enquête nationale qui porterait sur plus de 1100 femmes autochtones disparues ou assassinées au Canada.

Ancien procureur général provincial et ancien juge, Wally Oppal était de passage à Winnipeg, jeudi, pour participer à la conférence annuelle de l'Association canadienne de justice pénale, qui se penche sur le dossier des femmes autochtones disparues ou assassinées au Canada.

Wally Oppal estime que le temps est à l'action, non à une enquête. Selon lui, la mort ou la disparition de femmes autochtones est une tragédie nationale qui n'a pas besoin d'être étudiée davantage.

Il dit aussi que les victimes ont souvent des antécédents semblables. « Quelque chose s'est passé dans leur vie et leur existence a pris un tournant dramatique. Très rapidement, elles se sont retrouvées toxicomanes et forcées à se prostituer », a-t-il déclaré.

Elles étaient vulnérables, ce qui en a fait des proies faciles pour des individus comme Robert Pickton, a ajouté M. Oppal, faisant référence à l'ancien fermier de Colombie-Britannique reconnu coupable du meurtre de six femmes en 2007. La commission qu'a présidée M. Oppal de 2010 à 2012 cherchait justement à comprendre, entre autres, pourquoi la police n'a pas arrêté Pickton plus tôt.

« Au lieu de réaliser plus d'études, nous devrions mettre de l'argent pour lutter contre la pauvreté et la toxicomanie », a souligné l'ancien commissaire.

Selon lui, les circonstances et les preuves passées en revue lors de l'enquête menée sur Robert Pickton s'appliquent à l'ensemble du Canada.

Alberta

Autochtones