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L'abolition des Conférences régionales des élus suscite de vives réactions en Abitibi-Témiscamingue

Le ministre des Affaires municipales du Québec, Pierre Moreau
Le ministre des Affaires municipales du Québec, Pierre Moreau Photo: PC/Clément Allard
Radio-Canada

C'est officiel, les Conférences régionales des élus seront abolies et leurs responsabilités seront transférées aux MRC. C'est ce qu'a annoncé le ministre des Affaires municipales Pierre Moreau mercredi, lors d'une annonce sur la nouvelle gouvernance des régions. La nouvelle suscite de vives réactions en Abitibi-Témiscamingue.

Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, va de l'avant avec l'abolition des Conférences régionales des élus.

Cette nouvelle étape vers une gouvernance des élus prévoit entre autres l'abolition des Conférences régionales des élus et le transfert de leurs responsabilités aux MRC.

Pierre Moreau, ministre des Affaires municipales

Pour le président de la Conférence régionale des élus, Jean-Maurice Matte, cette annonce n'a aucun sens.

Les régions sont abandonnées. Je ne pense pas que les MRC sont conscientes de toutes les responsabilités qui incombent à la concertation régionale.

Jean-Maurice Matte, président de la CRÉAT

Une nouvelle mobilisation régionale?

M. Matte dit qu'une mobilisation s'installe déjà dans la région pour le maintien d'une concertation régionale. « Tout ça peut très bien se terminer par le retour du CRDAT, dit-il, qui va continuer à défendre les intérêts de la région, qui va continuer à jouer son rôle d'acteur privilégié pour les gens de la région et qui va continuer à interpeller le gouvernement du Québec pour les grandes actions qui doivent être posées dans la région de l'Abitibi-Témiscamingue. »

Jean-Maurice Matte déplore le silence des députés de la région dans le dossier.

L'absence dans le discours régional de Luc Blanchette et de Guy Bourgeois est très préoccupante. Ces gens-là auront à répondre des actions de leur gouvernement et devront venir expliquer aux gens de la région - aux élus, mais à la société civile aussi - pourquoi on abolit 50 ans de concertation en Abitibi-Témiscamingue.

Jean-Maurice Matte, président de la CRÉAT

La réaction de Luc Blanchette

Le ministre responsable de l'Abitibi-Témiscamingue, Luc Blanchette, n'était pas disponible mercredi pour réagir à cette annonce. Mais il a fait valoir jeudi matin que, malgré l'insatisfaction exprimée par les élus municipaux de la région, il soutient son gouvernement dans sa décision d'abolir les Conférences régionales des élus et les Centres locaux de développement.

Luc Blanchette assure qu'il existera toujours une instance de concertation régionale, qui devra être définie par les préfets des cinq MRC de la région.

Il ajoute que le mandat de développement économique qui était rempli par les CLD sera maintenu et géré par les MRC qui pourront choisir la structure qu'elles souhaitent mettre en place pour soutenir les nouveaux entrepreneurs.

« On a toujours été ouverts. On les a rencontrés dans le passé, encore en fin de semaine, j'étais en échange avec Jean-Maurice Matte pour donner les grandes lignes. Donc, on est en collaboration. Maintenant, l'instance qui est à définir, c'est clair qu'il faudra qu'elle se définisse à même les préfets de chacun des cinq territoires des MRC. Ce sera un modèle sur mesure qui reflètera notre institution est la concertation régionale », s'est défendu M. Blanchette.

Abitibi–Témiscamingue

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