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Un couple de Winnipeg se tourne vers les États-Unis pour le don d'embryons

Miriam et Mark Hordyk jouent en compagnie de leur fils de trois ans, Landon, qu'ils ont eu grâce à au don d'embryon.

Miriam et Mark Hordyk jouent en compagnie de leur fils de trois ans, Landon, qu'ils ont eu grâce à au don d'embryon.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Près d'un parent sur six au Canada est aux prises avec un problème d'infertilité et la plupart ne savent pas qu'il existe un moyen légal, bien qu'inusité, à leur disposition. Un couple de Winnipeg a choisi de faire le pas et d'avoir recours au don d'embryons en vue d'une fertilisation in vitro.

Miriam et son mari, Mark Hordyk, ne pouvaient pas concevoir d'enfants. Au bout de trois ans d'attente, ils ont abandonné l'idée d'adopter.

C'est alors qu'ils ont entendu parler d'une agence aux États-Unis qui se chargeait de mettre en contact des familles qui souhaitaient faire don de leurs embryons non utilisés à des couples qui ne peuvent pas avoir d'enfants. « C'est une option formidable », dit Miriam, enthousiaste.

Comme l'agence Nightlight Christian Adoptions, Miriam et Mark estiment que la vie commence à la conception. Ils ne croient pas que les embryons devraient être détruits. En l'espace d'un mois, ils étaient mis en relation avec un couple américain qui était prêt à donner neuf embryons. « C'est un geste altruiste de leur part, que nous avons pris comme un cadeau », raconte Miriam.

Au Canada, le don d'embryons est légal, mais ce n'est pas une pratique commune. La plus grande agence à but non lucratif qui se charge de faire le relais entre les couples compte 17 dossiers. Près de 400 bébés sont nés depuis que l'agence Nightlight a ouvert ses portes en 1997.

Aux États-Unis, l'argent qui change de mains sert uniquement à rembourser les dépenses administratives, les frais juridiques, ainsi que les dépenses relatives à la conservation et au transfert.

Une démarche qui doit être réfléchie

« Les personnes impliquées doivent comprendre parfaitement ce qu'ils sont sur le point de faire et doivent mesurer notamment l'impact émotionnel et philosophique d'une telle démarche », explique Françoise Baylis, qui dirige le Département de recherche en bioéthique et en philosophie à l'Université Dalhousie à Halifax. Elle estime que les deux couples doivent effectuer de solides recherches avant de s'aventurer dans cette direction.

Installés à San Diego, Tom et Anabelle Petersen ont fait face à ces questionnements. Après avoir eu trois bébés en quatre ans, ils ont décidé d'avoir recours au don d'embryons. Par l'entremise de la même agence, ils ont été mis en relation avec un couple de l'Ontario. Le don d'embryon a permis la naissance de leur quatrième enfant.

À Winnipeg, Mark et Miriam Hordyk ne sont pas sûrs de ce qu'ils diront à leur fils, Landon, lorsqu'il naîtra. Mais ils ne sont pas inquiets. Ils ont également rencontré le couple donateur et ont l'impression qu'il fait partie de la famille.

Ils prévoient déjà implanter un ou deux embryons dans un avenir rapproché, en espérant agrandir leur famille.

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