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La Catalogne maintient sa consultation citoyenne

Un jeune garçon tient le drapeau catalan lors d'une grande manifestation du mouvement indépendantiste, le 11 septembre 2013.
Un jeune garçon tient le drapeau catalan lors d'une grande manifestation du mouvement indépendantiste, le 11 septembre 2013. Photo: AFP / QUIQUE GARCIA
Radio-Canada

La Catalogne défie ouvertement le gouvernement central espagnol et maintient une consultation symbolique sur son indépendance, prévue dimanche.

Le Tribunal constitutionnel a annoncé, hier, la suspension de cette consultation censée remplacer un référendum bloqué par la même instance en septembre dernier.

Toutefois, le chef nationaliste catalan, Artur Mas, affirme aujourd'hui que le peuple a le droit de se prononcer sur son avenir. Il estime que, bien que la consultation ne soit pas un référendum, elle a une grande valeur politique.

Artur Mas s'était engagé fin 2013 à organiser un référendum sur l'indépendance de la région le 9 novembre. Le gouvernement de Mariano Rajoy avait saisi le Tribunal constitutionnel le 29 septembre.

Le chef nationaliste a ainsi décidé d'organiser ce qu'il dénomme un « processus participatif », sans valeur légale, au cours duquel les mêmes questions seront posées.

Le projet de « consultation citoyenne » prévoit de poser une double question : « Est-ce que la Catalogne est un État? » et, dans l'affirmative, « Voulez-vous que cet État soit indépendant? »

Pour le gouvernement espagnol, qui avait saisi la haute juridiction vendredi, ce vote symbolique constitue dans les faits un référendum à peine voilé sur la sécession.

Sa suspension ne devrait pas dissuader des dizaines de milliers de Catalans d'y prendre part et de manifester pour l'indépendance.

On ignore en revanche quelle sera l'attitude des autorités centrales espagnoles, et notamment si elles engageront des poursuites judiciaires contre les organisateurs.

L'issue serrée du référendum du 18 septembre dernier sur la sécession de l'Écosse, même si les nationalistes ont été devancés par les partisans du maintien dans le Royaume-Uni, a galvanisé le camp séparatiste catalan.

À la grande différence du cas écossais, où le vote avait été autorisé par Londres, le gouvernement central espagnol refuse de laisser les Catalans voter sur leur avenir institutionnel. Madrid s'appuie sur la constitution de 1978 qui garantit l'unité espagnole et affirme dans son article premier que « la souveraineté nationale réside dans le peuple espagnol ».

D'après un sondage du Centre des études d'opinion de la Generalitat diffusé la semaine dernière, 64 % des Catalans voteraient oui à la première question et 77 % à la seconde, soit, au total, un résultat de 49,4 % des votants pour l'indépendance.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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