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Droits de scolarité : un « traitement spécifique » sera maintenu pour les Français

Le président de la France, François Hollande, aux côtés de Philippe Couillard à l'Assemblée nationale.

Le président de la France, François Hollande, aux côtés de Philippe Couillard à l'Assemblée nationale.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre Philippe Couillard a convenu de conserver un « traitement spécifique » pour les étudiants français qui étudient au Québec, lors du passage du président français, François Hollande, à l'Assemblée nationale, mardi.

Les deux chefs d'État ont jeté les bases de la nouvelle entente sur les droits de scolarité des Français qui étudient au Québec. Depuis 1978, ces derniers paient les mêmes frais que les étudiants québécois et le gouvernement libéral souhaite les augmenter.

Philippe Couillard et François Hollande s'entendent pour maintenir une « spécificité » pour les étudiants de l'Hexagone, tout en respectant le contexte budgétaire du Québec. « Nous avons des objectifs budgétaires auxquels nous tenons et que le président a compris », a soutenu Philippe Couillard lors d'un point de presse conjoint avec le président de la France.

Le gouvernement libéral souhaite également que davantage « d'étudiants québécois se rendent en France dans les universités et éventuellement dans les grandes écoles », a dit le premier ministre.

« Nous avons pu avancer sur des principes qui nous permettront de garder cette spécificité. [...] La spécificité n'est pas un privilège, c'est la reconnaissance de notre amitié », a souligné le président Hollande.

En campagne électorale, le parti libéral avait indiqué son intention d'appliquer le tarif canadien à tous les étudiants étrangers, ce qui signifierait une facture trois fois plus élevée pour les quelque 12 500 Français inscrits dans les universités québécoises. 

Un étudiant canadien hors Québec paie 6200 $ en droits de scolarité par année, alors qu'un étudiant français paie le même montant que les étudiants québécois, soit un peu plus de 2200 $ par année.

Le nombre d'étudiants français qui viennent étudier dans les universités québécoises a augmenté de 90 % depuis 2006.

Pas d'inquiétude à l'Université Laval

Le recteur de l'Université Laval, qui accueille plus de 1400 étudiants français par année, a bon espoir que la France et le Québec arriveront à une entente satisfaisante pour les deux parties. « Je suis confiant qu'on va sortir de là grandit plutôt que diminué », a soutenu Denis Brière.

Il rappelle par ailleurs l'apport économique important de la main-d'œuvre française pour le Québec.

« Pour nous, c'est important parce qu'on manque d'employés hautement qualifiés au Québec et il faut que ça soit dans la balance ça aussi », note-t-il.

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