•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vancouver accueille une conférence sur l'itinérance

Une nuit des sans-abri pour sensibiliser la population au phénomène de l'itinérance

Une nuit des sans-abri pour sensibiliser la population au phénomène de l'itinérance

Photo : iStock

Fanny Bédard
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La deuxième Conférence nationale pour mettre fin à l'itinérance se tient à Vancouver jusqu'à mercredi, au moment où l'enjeu prend une place importante dans la campagne électorale municipale.

L'organisateur de la conférence et président de l'Alliance canadienne pour mettre fin à l'itinérance,Tim Richter, estime que Vancouver est un choix logique pour accueillir l'événement. « Vancouver a fait preuve de leadership de la part de son maire et de son administration en termes de confrontation et pour prendre des engagements pour mettre fin à l'itinérance. Il y a des choses à apprendre, je pense, de Vancouver », a-t-il expliqué lors de la première journée de la conférence lundi.

Il souligne notamment les efforts de la Ville en matière de logements abordables, ce qui est primordial selon lui pour contrer l'itinérance. « Beaucoup de notre attention est sur le logement d'abord : déplacer les gens de la rue vers les logements et leur fournir l'appui dont ils ont besoin. Mais aussi créer du logement abordable », a-t-il ajouté.

Dans un rapport publié la semaine dernière, son organisme a relevé que l'investissement fédéral dans le logement a baissé de 46 %, alors que la population canadienne s'est accrue de 30 % dans les 25 dernières années.

« Le Canada est aux prises avec ce désastre non naturel de l'itinérance qui a augmenté dans les 25 dernières années. Ce n'est pas quelque chose qui a toujours été ainsi. »

— Une citation de  Tim Richter, président Alliance canadienne pour mettre fin à l'itinérance

L'itinérance à l'avant-plan de la campagne électorale municipale

La candidate au doctorat en science politique de l'Université de Montréal Alison Smith s'intéresse aux politiques municipales et à l'itinérance. L'étudiante qui a passé la majeure partie de sa vie en Colombie-Britannique suit d'ailleurs la campagne électorale municipale à distance, avec intérêt. « Je trouve que c'est très intéressant que la question de l'itinérance soit vraiment à [l'ordre du jour]. Ce n'est pas quelque chose qu'on voit dans les autres campagnes. Par exemple, à Toronto ce n'était pas à [l'ordre du jour] ».

Elle soutient que même si l'enjeu prend une place importante, Vancouver ne peut pas mettre fin à l'itinérance sans aide.

« Le maire de Vancouver ne peut pas mettre fin à l'itinérance lui-même, il a besoin des autres ordres de gouvernement »

— Une citation de  Alison Smith, candidate au doctorat en science politique, UdeM

La chercheuse croit qu'il est possible de mettre fin à l'itinérance, mais qu'Ottawa doit investir davantage. « Si le gouvernement [ se] réengage, on n'est pas loin, je pense, de mettre fin à l'itinérance », laisse-t-elle tomber.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !