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Être à l'aise dans la classe moyenne, plus qu'une question de revenu?

Voici la famille de Catherine et Nicolas: Jean-Gabriel, Marc-Antoine et Théodore

Voici la famille de Catherine et Nicolas: Jean-Gabriel, Marc-Antoine et Théodore

Radio-Canada

Le soutien des gouvernements au cours des dernières années a facilité la vie des familles avec enfants, permettant à plusieurs d'entre elles de grimper de quelques crans dans la classe moyenne, selon une étude de la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l'Université de Sherbrooke.

D'après un reportage de Catherine ParadisTwitterCourriel, avec la collaboration de Denis LapierreCourriel

Le portrait est encourageant, mais certaines de ces familles s'estiment bien loin d'être financièrement à l'aise même si, selon l'étude, leur situation s'est nettement améliorée.

Parmi les familles interrogées au Saguenay-Lac-Saint-Jean, on retrouve celle de Catherine, Nicolas et leurs trois enfants. De bons emplois et des revenus qui les classent au-dessus de ce qui est considéré comme la classe moyenne par l'étude de l'université de Sherbrooke.

« Nous, on ne se sent pas riches », affirme Catherine, qui souligne que tous deux traînent encore une dette contractée pendant leurs études. Leur décision d'avoir des enfants tôt dans la vie les a aussi empêchés d'accumuler une mise de fonds pour l'achat de leur maison, malgré des prestations fiscales de 3000 $ par an.

« Tout n'est pas qu'une question de revenus, l'étude ne parle pas de niveau d'endettement », estime Catherine. Nicolas approuve, en ajoutant qu'il y a « l'aspect d'histoire, de notre passé, de nos parents, comment on décide de se positionner dans la société ».

Pour écouter les témoignages sur votre appareil mobile, cliquez ici. (Nouvelle fenêtre)

C'est ainsi que Robin, célibataire, au début de la trentaine, dont le revenu est d'à peine plus du tiers de celui de Catherine et Nicolas, se juge à l'aise financièrement.

« J'ai été capable de m'acheter un condo rapidement après la fin de mes études, mais avec l'aide de mes parents. J'ai été capable de m'en sortir sans dettes à la fin de mon bac », précise Robin.

Si Robin estime pouvoir mener une vie intéressante avec son revenu qui le place au milieu de sa catégorie, celle de célibataire sans enfant, Frédéric, avec un revenu similaire, trouve la partie plus difficile. La raison? La dette d'étude, surtout, qui plombe son revenu de 385 $ par mois.

Une fois le loyer et les déplacements payés, « il me reste 80 $, 100 $ pour autre chose, y compris l'épargne. Je n'appelle pas ça être dans la classe moyenne », clame-t-il, ajoutant que la seule analyse du revenu peut difficilement déterminer si quelqu'un est dans la classe moyenne ou non.

Les auteurs de l'étude, eux, défendent leur mode de calcul. Ils précisent que c'est la méthode qui est utilisée ailleurs dans le monde, ce qui permet de faire des comparaisons valables.

Pour écouter le reportage complet de Catherine Paradis qui a été diffusé à L'heure du monde, cliquez ici.

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