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Hollande reçu avec les grands honneurs à Ottawa

François Hollande et Stephen Harper

Photo : ? Chris Wattie / Reuters

Radio-Canada

Le président français François Hollande a entamé son discours à la Chambre des communes, à Ottawa, lundi matin, en rappelant les événements tragiques du 22 octobre dernier. M. Hollande a dénoncé « une attaque d'inspiration terroriste ».

M. Hollande a dit regretter que ce « haut lieu de la démocratie » qu'est le parlement canadien ait été « profané » par une  « attaque terroriste dont le but ultime est de s'en prendre à l'idée même de liberté ».

Le président français a prononcé un discours d'une demi-heure aux parlementaires canadiens insistant sur l'importance du lien qui unit le Canada et la France. Rappelant les alliances entre les deux pays lors des deux grandes guerres mondiales du XXe siècle, M. Hollande a insisté sur l'importance d'intervenir militairement sur la scène internationale, notamment en Irak et au Mali, pour défendre les valeurs de liberté et de démocratie.

Le président français a ensuite rappelé que son pays et le Canada combattaient ensemble le groupe armé État islamique.

Face au terrorisme, il n'y a pas de place pour le renoncement, pour la concession ou pour la faiblesse, car le terrorisme menace les valeurs pour lesquelles nos deux nations se sont bâties.

François Hollande

Les députés conservateurs ont applaudi cette assertion au sujet de l'intervention des CF-18 en Irak, mais les députés de l'opposition sont demeurés silencieux et discrets.
Le président français a insisté sur l'importance de prendre les moyens nécessaires pour lutter contre le terrorisme, mais dans le « plus strict respect des libertés publiques, parce que si nous y manquons, c'est une autre victoire du terrorisme ».

Économie et environnement

Plaidant en faveur d'une intensification des échanges commerciaux entre les deux pays, M. Hollande a souhaité que les deux pays accroissent les liens qui les unissent.

Tout en ménageant le Canada pour ses positions sur les changements climatiques, le président français a rappelé les devoirs politiques des élus envers la planète. Il a précisé l'importance de s'approcher d'une entente avant de se présenter à Paris pour la conférence internationale sur l'environnement. M. Hollande a rappelé l'échec de la conférence de Copenhague, où les principaux acteurs ont tenté de forcer une entente avec des négociations de dernière minute.

Le premier ministre Harper explique au président Hollande l'attentat dans les couloirs du parlement le 22 octobre 2014.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier ministre Harper explique au président Hollande l'attentat dans les couloirs du parlement le 22 octobre 2014.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Le sujet a rattrapé le président français en conférence de presse avec M. Harper après son allocution. Une journaliste lui a demandé d'expliquer la pertinence d'investir dans les sables bitumineux albertains alors qu'il prêche en faveur de la réduction des gaz à effet de serre (GES). M. Hollande a indiqué que la pétrolière Total recourait à des techniques respectant les normes environnementales.

De son côté, le premier ministre Harper s'est porté à la défense de l'industrie qui a réalisé des progrès en matière d'environnement, selon lui. L'industrie aurait réduit de 40 % ses émissions de GES. Le premier ministre a rappelé l'importance d'obtenir un accord contraignant sur les GES, et ce, même de la part des principaux émetteurs.

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M. Hollande a également ménagé la chèvre et le choux sur la question linguistique. Il a souligné le lien particulier qui unit la France et le Québec en raison de la langue qu'ils partagent, mais il a précisé que l'Hexagone avait de l'amitié pour toutes les provinces canadiennes. Il a souligné que la France ne craignait pas la langue anglaise - le français demeurant une langue hautement culturelle - et il a vanté les bienfaits du bilinguisme.

Une visite au soldat inconnu

Peu avant son arrivée aux Communes, M. Hollande a déposé une gerbe de fleurs au pied du Monument commémoratif de guerre du Canada, où est enterré un soldat canadien tombé à la bataille de Vimy, lors de la Première Guerre mondiale. M. Hollande s'y est brièvement recueilli. 

La sécurité a été renforcée en prévision du passage de M. Hollande à la suite de la fusillade qui a coûté la vie à un soldat canadien précisément devant ce monument de la capitale canadienne. M. Hollande s'est notamment recueilli quelques minutes à l'endroit précis où le caporal Nathan Cirillo a été abattu la semaine dernière. Il a ensuite salué des militaires présents en plus de serrer la main à plusieurs membres du public venus assister à sa visite officielle.

Le président français, François Hollande, se recueille au Monument commémoratif de guerre du Canada.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président français, François Hollande, se recueille au Monument commémoratif de guerre du Canada.

Photo : Radio-Canada

Au Québec

M. Hollande a ensuite pris la direction de Québec, pour souper en compagnie du premier ministre québécois Philippe Couillard. Le président français prendra la parole à l'Assemblée nationale, demain, avant de se diriger vers Montréal pour, notamment, rencontrer le maire Denis Coderre, et de reprendre l'avion pour rentrer en France.

Le président Hollande a amorcé son voyage au Canada en Alberta, où l'économie, l'énergie et les changements climatiques ont été au cœur de ses discussions avec le premier ministre canadien Stephen Harper.

Avec les informations de La Presse canadienne

Politique