•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le monde peut encore combattre le réchauffement climatique, dit le GIEC

Une cheminée industrielle polluante

Une cheminée industrielle polluante

Photo : iStock / iStockPhoto

Radio-Canada

Il est encore possible pour les gouvernements de contrer les changements climatiques à un coût gérable. Toutefois, pour garder le réchauffement sous le seuil des deux degrés Celsius, ceux-ci devront réduire à zéro d'ici la fin du siècle les émissions de gaz à effet de serre, affirme le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) dans un rapport publié dimanche.

« Les scénarios susceptibles de maintenir le réchauffement sous les deux degrés Celsius sont caractérisés par une réduction de 40 à 70 % des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, proche des niveaux de 2010, et des émissions proches de zéro en 2100 », note le document présenté à Copenhague.

Le rapport de 40 pages servira de base à la conférence sur le climat organisée par les Nations unies qui se déroulera fin 2015 à Paris. Résumant les travaux de 800 scientifiques parus depuis septembre 2013, il note que les températures moyennes à la surface du globe ont déjà progressé de 0,85 degré Celsius depuis 1880 et les premiers relevés fiables indépendants.

Pour endiguer le réchauffement, le rapport prône plus d'économies d'énergie, une amélioration de l'efficacité énergétique et une diminution de l'utilisation des énergies fossiles au profit des énergies renouvelables (solaire, éolien) ou du nucléaire.

Il souligne également l'intérêt des centrales électriques au charbon avec dispositif de récupération et d'enfouissement des émanations de CO2 - l'un des principaux gaz à effet de serre -, même si les technologies de capture et de stockage restent peu testées, et demande que les centrales thermiques sans dispositif de ce genre aient totalement disparu d'ici 2100.

Selon les calculs du GIEC, une forte réduction des émissions de gaz à effet de serre n'aurait qu'un impact marginal sur l'économie, de l'ordre de 0,06 %, pour une croissance mondiale annuelle estimée entre 1,6 à 3,0 %.

L'objectif d'un réchauffement climatique contenu dans une limite de deux degrés Celsius par rapport aux températures antérieures à la révolution industrielle du 19e siècle a été fixé par les Nations unies.

Un héritage mis en danger

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, appuie le rapport du GIEC. Selon lui, ceux qui le contestent mettent en danger les générations futures.

« Ceux qui décident d'ignorer ou de contester la science qui est très clairement exposée dans ce rapport nous mettent tous en danger, ainsi que nos enfants et petits-enfants », a-t-il dit.

John Kerry affirme qu'il est temps d'agir, car « les coûts de l'inaction augmentent ».

« L'essentiel est que notre planète se réchauffe en raison des actions des hommes. Les dégâts sont déjà visibles. Et le défi requiert une action ambitieuse, décisive et immédiate », a déclaré le secrétaire d'État.

Des actions pour stimuler l'économie

De son côté, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, très impliqué dans la lutte pour réduire le réchauffement climatique, ne croit pas que des actions dans ce sens causeront du tort à l'économie mondiale. Au contraire, il affirme que l'action contre le changement climatique peut contribuer à la dynamiser.

« L'action contre le réchauffement peut contribuer à la prospérité économique, à une meilleure santé et à des villes plus vivables », a soutenu Ban Ki-moon, lors de la conférence de presse du GIEC.

Ban Ki-moon a également abordé la nécessité pour la population mondiale de se détourner des énergies fossiles.

« Je tente de convaincre les entreprises [...] telles que les fonds de pension et les compagnies d'assurances de réduire leur investissement dans le charbon, dans l'économie basée sur les énergies fossiles et de se tourner vers les énergies renouvelables », a-t-il indiqué.

Changements climatiques
Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

Environnement