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L'oléoduc Énergie Est entre les mains de l'Office national de l'énergie

Un pipeline (archives)

Radio-Canada

TransCanada a officiellement déposé son plan d'oléoduc devant l'Office national de l'énergie (ONE) du Canada. Le projet vise à transporter le pétrole albertain jusqu'au Québec et au Nouveau-Brunswick.

Bien qu'assise sur une richesse pétrolifère considérable, l'Alberta doit faire sortir le pétrole de son territoire. Le projet Énergie Est de 12 milliards de dollars est le plus important du genre en développement en Amérique du Nord. Le pipeline de 4600 km parcourrait six provinces.

L'oléoduc devrait créer 900 emplois à temps plein lorsqu'il sera en exploitation, surtout en Alberta. 

La société TransCanada tente d'acheminer son pétrole brut aux raffineries de l'est ainsi qu'à certains ports, dont celui de Cacouna, au Québec, et de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. Par la suite, ce pétrole pourra être embarqué sur des pétroliers.

Les dirigeants de TransCanada s'avèrent incapables de préciser la proportion du pétrole brut qui sera destiné à l'exportation et celle qui sera consacrée au raffinage domestique. Questionnée à ce sujet, la direction de la société a indiqué que le résultat de cette équation dépendrait des fluctuations du marché, mais qu'elle devrait avoisiner les 50 % - 50 %. 

Le projet d'oléoduc de l'est prévoit aussi transporter du pétrole de schiste en provenance de la Saskatchewan et du Manitoba. La proportion de pétrole brut en provenance des sables bitumineux de l'Alberta par rapport au pétrole de schiste demeure confidentielle, selon TransCanada.

À terme, le projet pourrait permettre de transporter 1,1 million de barils de pétrole brut par jour vers le Québec et le Nouveau-Brunswick.

Projet Énergie Est - Entrevue avec le professeur Pierre-Olivier Pineau

Une infrastructure de 1 milliard

Le projet souhaite transformer le gazoduc reliant l'Alberta à Montréal en un oléoduc en ajoutant la construction d'un nouveau tronçon d'oléoduc entre Montréal et Cacouna et un autre entre Cacouna et le port de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. Le coût des travaux pour la mise en place des infrastructures s'élèvera à 1 milliard de dollars, selon le président et chef de la direction de la société, Russ Girling.

M. Girling a tenté de se faire rassurant sur l'approvisionnement québécois en gaz naturel, assurant qu'un nouveau gazoduc serait construit. Il a également précisé que le pétrole brut acheminé par l'oléoduc permettrait aux raffineries de l'est du pays de s'affranchir de leur dépendance aux approvisionnements étrangers. 

Un argument remis en question par le journaliste spécialisé en environnement Étienne Leblanc, qui précise que la baisse du prix du pétrole traditionnel – par rapport au pétrole bitumineux albertain – rend le pétrole étranger attirant. De plus, le développement du pétrole de schiste aux États-Unis modifie également la donne dans ce dossier.

TransCanada a soumis plus de 70 classeurs contenant 30 000 pages de documentation attestant, selon la société, de la sécurité environnementale et civile du projet en plus de son acceptabilité sociale et économique.

La société estime que son projet augmentera la compétitivité des raffineries de l'Est canadien, soutiendra 14 000 emplois directs et indirects au cours de sa phase de construction en plus de générer 7 milliards de dollars en retombées fiscales au cours des 20 premières années de son exploitation.

Au Québec, le projet traversera plus de 80 bassins hydrographiques distincts et plus de 600 cours d'eau, dont :

  • La rivière des Outaouais
  • La rivière des Mille-Îles
  • La rivière Saint-Maurice
  • Le fleuve Saint-Laurent
  • La rivière des Prairies

L'Office national de l'énergie n'aura que 15 mois pour effectuer ses recommandations au gouvernement canadien, qui tranchera sur l'avenir du projet. L'ONE devra évaluer tous les aspects du projet, notamment le volet environnemental, qui est contesté à plusieurs endroits sur le tracé de l'oléoduc.

Mauricie et Centre du Québec

Économie