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L’espionnage chinois se niche dans les Instituts Confucius, selon un ancien agent du SCRS

Michel Juneau-Katsuya

Michel Juneau-Katsuya

Mireille Lavoie

Les critiques de l'Association canadienne des professeures et professeurs d'université à l'endroit des Instituts Confucius sont justifiées, a affirmé l'ancien cadre et agent de renseignements principal du Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS), Michel Juneau-Katsuya, à l'émission Midi plus Saskatchewan.

L'ACPPU réclame depuis près d'un an que les deux universités saskatchewanaises évincent l'Institut Confucius de leurs campus.

M. Juneau-Katsuya soutient que les Instituts Confucius sont utilisés par les services de renseignement chinois pour faire de l'espionnage dans les pays où ils se trouvent. Ces allégations sont soutenues par la plupart des agences de renseignement occidentales, selon l'expert en renseignement de sécurité.

Problèmes de sécurité nationale

Il précise que le SCRS avait même émis des craintes en 2007 lors de l'arrivée au pays de ces Instituts, indiquant qu'ils allaient créer des problèmes au niveau de la sécurité nationale, de même que pour la sécurité de certaines institutions, l'espionnage, le vol de propriété intellectuelle et la surveillance des étudiants et des personnes qui participent aux activités de ces institutions.

Les Instituts Confucius se présentent comme des établissements qui opèrent pour la transmission de la culture et de la langue, ce qui semble légitime, explique Michel Juneau-Katsuya, mais pour les services de contre-espionnage, ils sont des centres d'espionnage où l'on vise les gens qui s'y trouvent.

On n'est plus dans la liberté d'expression, on est dans la sécurité nationale.

Michel Juneau-Katsuya, ancien cadre et agent de renseignements principal du SCRS

« L'Institut Confucius est comme une forêt avec des loups »

Les gens qui suivent des cours dans ces Instituts sont à risque de devenir un agent d'influence ou d'être utilisés par les services de renseignement chinois, insiste le spécialiste.

« La meilleure façon de se protéger de ces risques est de ne pas aller à l'Institut Confucius », souligne M. Juneau-Katsuya. C'est comme le fait d'aller se promener en forêt quand vous savez qu'il y a des loups. Vous pouvez aller vous promener, mais si vous savez qu'il y a des loups, vous prenez le risque de rencontrer des loups.

Écoutez l'entrevue complète de Michel Juneau-Katsuya à l'émission Midi plus Saskatchewan

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