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Une nouvelle vie pour l'ancien sanatorium de Lac-Édouard

Les trois nouveaux propriétaires du sanatorium

Les trois nouveaux propriétaires du sanatorium

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Abandonné depuis plus de 20 ans, le sanatorium du petit village de Lac-Édouard en Haute-Mauricie prend des airs de jeunesse depuis le début du printemps 2014. Trois passionnés ont entrepris de donner au lieu une vocation agricole.

Jadis, le sanatorium comprenait un hôpital, une ferme et des maisons. C'était une microsociété où les malades de la tuberculose allaient se faire soigner. « À l'époque, au Québec, il y a eu une quarantaine d'hôpitaux pour les tuberculeux, raconte Simon Parent, copropriétaire de la Ferme boréale Lac-Edouard. Celui du sanatorium du Lac-Édouard était considéré comme le plus huppé, le plus distingué. »

Soigner la tuberculose par le grand air était le seul traitement connu au début du siècle. Construit en altitude, le sanatorium de Lac-Édouard a accueilli des milliers de tuberculeux jusqu'en 1967. Les antibiotiques, plus efficaces et moins chers, ont remplacé les sanatoriums.

Laissé à l'abandon le site s'est mis à attirer les chasseurs de fantômes. Une réputation à laquelle les nouveaux propriétaires veulent échapper.

David Lemire, un producteur de fraises de Trois-Rivières, et Simon Parent, une sommité dans le domaine de la fraise en Amérique du Nord, ont décidé d'utiliser la terre plutôt aride du sanatorium pour produire des petits fruits rouges.

« Il manque de fraises sur la fin juillet, début aout. Il y a trois semaines environ où il y a beaucoup moins de fraises entre la fraise d'été et la fraise d'automne et on cherchait un moyen de boucher ce trou de production là un petit peu. »

— Une citation de  David Lemire, copropriétaire de la Ferme boréale Lac-Édouard

« On retrouve un climat qui est similaire au nord du Lac-Saint-Jean, mais avec une proximité des grands centres »

— Une citation de  Simon Parent, copropriétaire de la Ferme boréale Lac-Édouard

La ferme est à moins de quatre heures de route de Montréal. Si les prévisions se concrétisent, les trois entrepreneurs espèrent vendre des fraises sur les marchés du Sud sans interruption de juillet à octobre.

Une grande variété de légumes et de fruits est maintenant produite dans l'immense jardin aménagé au pied de l'ancien sanatorium de Lac-Edouard.

Simon ParentAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Simon Parent

Photo : Radio-Canada

« Il faut comprendre qu'on est à 380 mètres d'altitude, explique Simon Parent. On a quand même certaines limites. On ne pourra jamais produire de maïs sucré au Lac-Édouard. On ne pourra pas faire des melons non plus. Mais il y a plein de choses qu'on arrive à faire. On fait des cerises de terre. On fait des tomates italiennes. On fait des pâtissons. On fait des piments bananes. On fait des piments forts. On fait toutes sortes de salades. »

Un projet d'envergure

Le projet de Lac-Édouard ne se limite pas à la culture de végétaux. En plus de défricher les terres et de construire une volière, Éric, Simon et David ont également restauré la vieille grange.

Sanatorium de Lac-ÉdouardAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sanatorium de Lac-Édouard

Photo : Radio-Canada

Selon Éric Parent : « des granges comme ça, au Québec, y en a pas beaucoup. Elle était cachée dans le milieu de la forêt. Elle était presque oubliée dans le fond. On a ouvert les champs. On a enlevé les vieux arbres et on a repeinturé l'extérieur. On dirait que la grange renaît du terrain. »

« On a défriché 10 hectares de terrain, renchérit Simon Parent. On a planté 20 000 fleurs, 200 arbres matures, 50 000 plants de fraises. On a un jardin de légumes. On pensait livrer 25 paniers par semaine, on en livre au-dessus de 130. »

La ferme du sanatorium fournit des paniers de fruits et légumes à presque toute la communauté de Lac-Édouard. Même les gens de La Tuque, à 45 minutes de route, achètent les paniers du sanatorium.

Le petit village de Lac-Édouard est sur respirateur artificiel depuis longtemps. L'école est gérée par des bénévoles et le magasin général est une coopérative. Bref, les emplois sont rares.

L'arrivée de ces investisseurs à l'ancien Sanatorium a permis de créer quatre emplois

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