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Le premier ministre du Manitoba refuse de démissionner

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Le premier ministre du Manitoba, Greg Selinger, entouré par des membres du Nouveau parti démocratique.

Le premier ministre du Manitoba, Greg Selinger, entouré par des membres du Nouveau parti démocratique.

Photo : Radio-Canada/Cameron MacIntosh

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Entouré de ministres et députés restés fidèles, Greg Selinger a annoncé qu'il ne démissionnerait pas de son poste de premier ministre du Manitoba.

L'annonce a été faite dans la foulée d'une contestation croissante de son leadership au sein du caucus néo-démocrate. Cinq ministres ont publiquement exprimé leurs doutes quant à sa capacité de diriger.

Je continuerai à servir les Manitobains.

Greg Selinger, PM du Manitoba

Le premier ministre a affirmé qu'il veut poursuivre le travail pour lequel il a été élu, c'est-à-dire faire croître l'économie du Manitoba.

Seize députés et ministres étaient à ses côtés pour l'annonce sur les 34 membres que compte le caucus NPD.

Cinq ministres demandaient son départ

Les ministres Andrew Swan, Theresa Oswald et Erin Selby se sont ajoutés à la liste de ceux qui souhaitent la démission de Greg Selinger de son poste à la tête du parti néo-démocrate. Les ministres Stan Struthers et Jennifer Howard avaient déjà exprimé ce souhait lundi.

Theresa Oswald est du groupe des cinq ministres qui remettent en question le leadership de Greg Selinger.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Theresa Oswald est du groupe des cinq ministres qui remettent en question le leadership de Greg Selinger.

Photo : Radio-Canada

La ministre Oswald affirmait qu'elle n'avait jamais vu une telle division au sein du parti. Elle avait dit être convaincue que Greg Selinger prendrait « la bonne décision ».

Les ministres contestataires s'interrogent sur la capacité du premier ministre du Manitoba de mener le parti néo-démocrate à la victoire aux prochaines élections. Ils s'inquiètent des mauvais résultats du parti dans les sondages, liés entre autres à la hausse de la taxe de vente provinciale qui est passée de 7 à 8 % le 1er juillet 2013.

Le ministre Andrew Swan avait demandé à Greg Selinger de réfléchir sérieusement à son avenir pour le bien du parti. « De nombreux Manitobains sont en colère contre Greg Selinger, a dit le ministre. Il est de plus en plus évident que cela réduit notre habilité de faire valoir les accomplissements du gouvernement néo-démocrate au cours des 15 dernières années. »

Une réunion du cabinet qui devait avoir lieu mardi matin a été annulée.

Selinger persiste et signe

Greg Selinger a affirmé que les commentaires des ministres sur son avenir n'étaient pas constructifs.

Pour ce qui est de l'augmentation de la taxe de vente provinciale, il a expliqué qu'il devait agir ainsi pour financer les infrastructures.

« Nous devions le faire dans l'intérêt des Manitobains », a déclaré le premier ministre.

Greg Selinger a confirmé qu'il sera à la tête du Nouveau parti démocratique aux prochaines élections, en 2016.

À court de cartes à jouer ?

Le politologue Roger Turenne n'est pas surpris de la décision prise par Greg Selinger, mais il estime que son avenir est bien sombre.

« Les événements se précipitent et il serait surprenant de le voir rester en poste après le 1er janvier. S'il y a davantage de critiques à son endroit, il ne peut quand même congédier des ministres. S'il prend des mesures trop fortes, ça risque d'aliéner certains membres du parti et cimenter les divisions. Il aura donc des décisions importantes à faire. »

L'opposition réitère son manque de confiance

Le chef de l'opposition Brian Pallister s'est adressé aux journalistes tout de suite après le point de presse du premier ministre.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le chef de l'opposition Brian Pallister s'est adressé aux journalistes tout de suite après le point de presse du premier ministre.

Photo : Radio-Canada/Louis-Philippe Leblanc

Le chef de l'opposition conservatrice affirme que la décision de Greg Selinger de rester en poste prouve que le gouvernement néo-démocrate est divisé et qu'il est impossible de lui faire confiance.

« Je veux voir les vrais enjeux sur la table à l'Assemblée législative et non pas des chicanes internes », souligne Brian Pallister.

M. Pallister a mentionné qu'aucun député néo-démocrate n'avait manifesté d'intérêt pour joindre le Parti progressiste-conservateur.

Membres du caucus présents à l'annonce de Greg Selinger

  • Kerri Irvin-Ross (ministre)
  • Peter Bjornson (ministre)
  • Eric Robinson (ministre)
  • Dave Chomiak (ministre)
  • James Allum (ministre)
  • Sharon Blady (ministre)
  • Flor Marcelino (ministre)
  • Jim Rondeau
  • Rob Altemeyer
  • Dave Gaudreau
  • Greg Dewar
  • Jim Maloway
  • Ted Marcelino
  • Mohinder Saran
  • Melanie Wight
  • Deanne Crothers

Greg Selinger

  • élu député pour la première fois en 1999 dans la circonscription de Saint-Boniface
  • réélu en 2003, 2007 et 2011
  • ministre des Finances dès son premier mandat, dans le gouvernement de Gary Doer. Il a aussi été nommé ministre responsable des Affaires francophones et a cumulé au fil des ans des responsabilités liées à la Commission de la fonction publique, à l'application de la Loi sur Hydro-Manitoba, à la Société des alcools et à la Corporation manitobaine des loteries
  • élu le 21e premier ministre du Manitoba le 19 octobre 2009
  • possède un doctorat en politique sociale et administration de la London School of Economics, une maîtrise en administration publique de l'Université Queen's et un baccalauréat en service social de l'Université du Manitoba.

Source : site Web du gouvernement du Manitoba

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