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En Arkansas, le siège de sénateur se jouera sur l'Obamacare

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le 4 novembre , les Américains se rendront aux urnes pour les élections à mi-mandat de la présidence de Barack Obama. Dans l'Arkansas, c'est l'assurance-maladie obligatoire, l'« Obamacare », qui cristallise tous les débats. Nous nous sommes rendus à Little Rock, la capitale de cet État, pour tâter le pouls des électeurs.

Le 4 novembre , les Américains se rendront aux urnes pour les élections à mi-mandat de la présidence de Barack Obama. Dans l'Arkansas, c'est l'assurance-maladie obligatoire, l'« Obamacare », qui cristallise tous les débats. Nous nous sommes rendus à Little Rock, la capitale de cet État, pour tâter le pouls des électeurs.

Un texte de Christian LatreilleTwitterCourriel

La course pour le siège de sénateur à Washington s'annonce très serrée dans ce petit État de 2,9 millions habitants du sud des États-Unis. Le sénateur démocrate Mark Pryor tente de défendre son poste contre le républicain Tom Cotton.

Malgré cette chaude lutte, la population ne semble pas très captivée par l'élection sénatoriale de mi-mandat. Ici, c'est encore la nouvelle assurance-maladie obligatoire qui soulève les passions et qui représente un enjeu important de l'élection. Ce programme, mis en place par le président démocrate, devait permettre à des millions de personnes non assurées de se procurer une assurance.

« Médecine socialiste » ou « bénédiction »?

Les Américains, dont ceux de l'Arkansas, restent divisés sur le sujet. Les républicains diffusent des publicités en boucle à la télévision pour démolir ce programme, tandis que les démocrates évitent le sujet de peur d'être critiqués. « Obamacare, c'est très compliqué, constate une enseignante en visite à la foire agricole de Little Rock. Il y a beaucoup trop d'options. »

« C'est une médecine socialiste. »

— Une citation de  Hashley, jeune Américaine rencontrée sur un circuit de course automobile

Pour plusieurs autres résidents que nous avons interviewés, l'Obamacare constitue la seule option valable.

« Obamacare est une bénédiction pour moi. »

— Une citation de  Suzan, mère de famille

Suzan est une mère de famille qui gagne 700 $ par mois. Elle nous raconte qu'elle a perdu son emploi il y a deux ans, et qu'elle s'est retrouvée sans assurance et sans argent pour payer ses médicaments contre le diabète. Elle vit dans un refuge et couche dans un dortoir avec la plus jeune de ses filles et une cinquantaine d'autres femmes. « La nouvelle assurance-maladie du président Obama rembourse aussi les soins dentaires et les lunettes de ma fille de 12 ans », dit-elle avec soulagement.

Un modèle de compromis pour Washington

Du côté politique, « Obamacare, c'est un succès en Arkansas », affirme fièrement le gouverneur de l'État, Mike Beebee. Ce démocrate a réussi le tour de force de convaincre la législature de l'État, à majorité républicaine, d'adopter une version modifiée du programme d'assurance-maladie. Résultats, dit le gouverneur : « le prix de nos primes d'assurance a diminué de 2 % tandis qu'en Louisiane, l'État voisin, qui refuse de participer, les primes ont augmenté de 18 %. »

En tout, plus de 200 000 résidents de l'Arkansas sur les 400 000 qui n'étaient pas assurés pour les soins de santé sont maintenant couverts.

Le nouveau programme a aussi permis de désengorger les cliniques qui offrent des soins gratuitement aux plus démunis.

« L'Arkansas est un État pauvre », dit Eddy Pannel, responsable d'une de ces cliniques Harmony.

« Les gens ici déclaraient faillite parce qu'ils étaient incapables de payer leur médecin où leurs factures d'hôpital. »

— Une citation de  Eddy Pannel, responsable d'une clinique pour les plus démunis

Eddy Pannel affirme que l'Obamacare va prolonger, améliorer et même sauver la vie de milliers de personnes qui n'avaient pas les moyens de se payer une assurance non seulement en Arkansas, mais partout en Amérique.

Dans l'ensemble des États-Unis, 15 millions d'Américains de plus ont maintenant une assurance-maladie grâce au programme en vigueur depuis un an. Une nouvelle ronde d'inscription sur Internet en novembre prochain devrait permettre à plusieurs autres millions de personnes de s'assurer, eux aussi, pour payer leurs soins de santé.

Malgré cela, 13 % de la population américaine demeure non assurée.


Le reportage télé de Christian Latreille

L’Obamacare divise la population de l’Arkansas ; les élections pour le sénat se joueront sur cet enjeu.

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