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Sorel-Tracy : marche contre le pétrole des sables bitumineux

Photo: Julie Marceau
Radio-Canada

Quelque 2000 personnes venues d'un peu partout au Québec ont manifesté cet après-midi à Sorel-Tracy contre l'exportation par le fleuve Saint-Laurent du pétrole provenant des sables bitumineux.

Des représentants du mouvement associatif, dont l’organisme La Ligue richeloise contre la tyrannie pétrolière et les élus locaux, s’opposent à l'exportation de pétrole par le Saint-Laurent. Ils se sentent abandonnés et face à « un fait accompli ». Ils réclament un moratoire.

Personne n’a été consulté. Alors, je pense qu’aujourd’hui, cette marche-là s’additionne à celle de Cacouna et puis il y en aura d’autres.

Serge Péloquin, maire de Sorel-Tracy

Le chanteur Paul Piché était parmi les personnalités présentes, comme le biologiste Jean Lemire et la cofondatrice d'Équiterre Laure Waridel.

« En ce moment, l'exportation des sables bitumineux est bloquée à l'ouest par la Colombie-Britannique, et bloquée au sud par les États-Unis. La seule voie de sortie en ce moment, c'est le Québec, on a le pouvoir de les arrêter », a affirmé Laure Waridel.

« C'est le combat le plus important pour le Québec, le Saint-Laurent, pour nous, pour nos enfants », a pour sa part soutenu Jean Lemire.

Les manifestants ont marché pacifiquement jusqu'à l'entrepôt de la compagnie Kildair, celle-là même qui entrepose le pétrole bitumineux de l'Alberta avant qu'il ne soit transbordé sur les pétroliers pour être exporté.

 Les organisateurs de la manifestation rappellent qu'après avoir construit l'installation nécessaire pour recevoir du pétrole par train à sa raffinerie montréalaise, la pétrolière Suncor amène maintenant le brut de l'Ouest canadien jusqu'à Sorel-Tracy. Ce pétrole prend le chemin des États-Unis et d’autres destinations en passant par le golfe du Saint-Laurent.

L'écologiste Steven Guilbeault d'Équiterre rappelle la catastrophe du Michigan en 2010. Un déversement de pétrole bitumineux survenu dans une municipalité de 7400 habitants a causé des dommages de plus de 1 milliard de dollars.

Quatre ans après l'incident, la compagnie n'a toujours pas réussi à nettoyer le pétrole déversé.

De son côté, la compagnie Kildair soutient que ses installations sont sécuritaires et qu'elle sait quoi faire en cas de déversement.

Selon Greenpeace, entre 20 et 30 pétroliers partiront de Sorel-Tracy chaque année,  ce qui fait augmenter les risques de déversements.

Avec les reportages de Catherine Kovacs et de Julie Marceau

Avec les informations de La Presse canadienne

Environnement