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État d'urgence sur une partie de l'Égypte

La région frontalière qui sépare l'Égypte du sud de la bande de Gaza.

Photo : Ibraheem Abu Mustafa / Reuters

Reuters

L'Égypte a décrété l'état d'urgence pour une durée de trois mois sur plusieurs parties du nord du Sinaï. C'est ce que rapporte l'agence de presse officielle égyptienne, après la mort de 33 membres des forces de sécurité dans deux attaques survenues vendredi à des postes de contrôle de la péninsule.

Il s'agit de l'une des attaques les plus violentes dirigées contre l'armée ou la police égyptiennes depuis la destitution l'été dernier du président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans.

Un attentat qui visait deux véhicules blindés arrêtés à un point de contrôle dans le secteur d'Al-Kharouba, au nord-ouest d'Al-Arich, près de la frontière avec la bande de Gaza, a causé la mort de 30 personnes, dont plusieurs gradés, et fait plus de 25 blessés.

Quelques heures après cet attentat, trois autres membres des forces de sécurité ont été tués à Al-Arich, à un poste de contrôle sur lequel plusieurs individus ont ouvert le feu, a-t-on déclaré de source proche des services de sécurité.

Aucune des deux attaques n'a été revendiquée dans l'immédiat.

Les victimes des deux attaques ont été transportées au Caire par des hélicoptères militaires.

Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a convoqué vendredi soir le Conseil de défense nationale pour une réunion d'urgence en réaction à ce que son cabinet à qualifié d'« attaque terroriste ».

L'insurrection djihadiste en Égypte a fait des centaines de morts au sein des forces de sécurité égyptiennes depuis le renversement par l'armée du président Mohamed Morsi en juillet 2013. La plupart des attentats ont eu lieu dans le Sinaï.

Dimanche dernier, six soldats avaient été tués par une mine au sud-ouest d'Al-Arich.

Égypte : retour à l'ordre établi. Notre dossier

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