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La mosquée de Cold Lake, couverte de graffitis, le 24 octobre 2014.

La mosquée de Cold Lake, couverte de graffitis, le 24 octobre 2014.

Photo : Radio-Canada/Frazer Snowdon

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une mosquée de Cold Lake, au nord-est d'Edmonton, a été la cible d'un acte de vandalisme vendredi matin.

Deux fenêtres ont été fracassées, et les mots « rentrez chez vous » en anglais ont été peints à la bombe aérosol sur les murs.

Le crime serait survenu vers 6 h 30, selon la Gendarmerie royale du Canada, qui enquête sur l'affaire.

« C'est difficile à voir, surtout lorsque vous arrivez pour une prière matinale pacifique », a déclaré le porte-parole de la mosquée, Mahmoud Elkadri. « Cette ville, c'est aussi la mienne. Mes enfants sont nés et ont grandi à Cold Lake », a-t-il ajouté. 

Les citoyens de Cold Lake prêtent main-forte 

Déjà en fin de matinée, l'ambiance à la mosquée n'était plus la même. Des dizaines de citoyens s'étaient présentés pour nettoyer la mosquée et réparer les dommages. Alors que certains repeignaient, d'autres ornaient les murs de messages positifs. Les inscriptions « vous êtes chez vous » et « aimez vos voisins » pouvaient être lues en fin de journée. 

Le résident de Cold Lake, Matt Downey, est revenu avec sa petite fille pour offrir des fleurs à Elkadri. « Je voulais qu'il sache que les voyous n'avaient pas parlé pour la majorité et qu'il est important de comprendre la différence entre religion et extrémisme ». 

Le porte-parole de la mosquée affirme avoir reçu la visite de soldats stationnés à la base militaire de Cold Lake, avec qui il ajoute avoir partagé ses peines. « Tous ensemble, tous les citoyens, nous avons pleuré ce matin », a-t-il dit. 

Le maire de Cold Lake, Craig Copeland, a pour sa part ajouté que la mosquée faisait partie de la communauté, et qu'il condamnait les messages racistes peints sur le bâtiment. 

Ce dernier est d'avis que cet acte de vandalisme résulte de la fusillade survenue mercredi à Ottawa et qui a coûté la vie au caporal Nathan Cirillo dont la dépouille a été rapatriée à Hamilton vendredi soir. Craig Copeland estime que les gens extériorisent leur frustration à la mauvaise place.

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