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Piano imaginaire + diplômés de Polytechnique = vraies notes (de musique)

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Radio-Canada

Malgré la semaine de relâche, quatre nouveaux diplômés sont réunis dans la cafétéria de Polytechnique à Montréal. Deux d’entre eux s’affairent à brancher un ordinateur à un grand écran. Les autres installent un tabouret et deux détecteurs de mouvement au milieu de la salle. Ils s’apprêtent à livrer une performance musicale entièrement virtuelle.

Un reportage de Vincent MaisonneuveTwitterCourriel

Les sons sont bien réels, mais la batterie, le piano et la guitare sont complètement invisibles. « Tout est sans support physique. Pour sélectionner les instruments et changer de note, il suffit de faire les gestes », explique François Pierre-Doray, diplômé de Polytechnique. La démonstration commence par une petite séance de batterie.

Avec la batterie, le musicien peut suivre le rythme qu’il veut. S’il appuie sur la cymbale ou le tambour, ça va reproduire le son qu’il désire.

François Pierre-Doray, diplômé de Polytechnique.

François Pierre-Doray ajoute que « c’est difficile de jouer sans aucun retour physique. On a donc fait en sorte que le support visuel soit très clair. »

Pour voir la vidéo sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre)

À l’écran, l’ombre des baguettes apparaît lorsqu’elles approchent des tambours et les instruments changent de couleur au moment de l’impact. « En l’absence de retour physique, il y a un retour visuel très clair », dit M. Pierre-Doray.

Créer un piano virtuel s’est toutefois avéré nettement plus difficile. « Le piano, c’est l’instrument le plus complexe à reproduire », admet François Pierre-Doray. « On doit détecter avec précision la position de chaque doigt et les doigts sont très fins. Nous avons donc utilisé un capteur très précis qui nous donne la position des doigts. »

Jouer dans le vide nécessite une grande précision. Le moindre faux mouvement, et c’est la fausse note. Pour rendre le jeu plus agréable, le musicien peut se faire accompagner par l’ordinateur, qui s’occupe des accords pendant que le musicien joue la mélodie.

La guitare est l’instrument le plus simple à manipuler. Et à voir les membres de l’équipe se déhancher, c’est, de toute évidence, la portion du jeu la plus amusante.

La guitare est vraiment l’instrument qui est le plus facile d’utilisation.

Félix Gingras-Harvey, un autre membre de la petite équipe

Les capteurs ne sont pas assez précis pour détecter les cordes sur lesquelles les doigts sont appuyés. Les notes sont donc préprogrammées. Une des mains dicte le rythme, l’autre la tonalité. « Si je veux faire la même note, mais plus aiguë, je n’ai qu’à rapprocher ma main et la faire glisser sur le manche de la guitare », explique Félix Gingras-Harvey.

La réalisation d’un tel projet nécessite un travail de programmation complexe et minutieux. « Je ne vous cacherai pas que ces étudiants sont assez exceptionnels », lance fièrement Olivier Gendreau, le chargé d’enseignement qui a supervisé le projet. Ce qui le rend encore plus fier, c’est que le logiciel a été créé en à peine trois mois. « Pas plus que ça, c’est donc très court. Pour un projet comme ça, c’est carrément impressionnant », dit M. Gendreau. 

Polytechnique a présenté l’orchestre virtuel lors du dernier Laval-Virtual, une compétition internationale sur les technologies virtuelles qui se tient chaque année en France. Les quatre virtuoses virtuels ont réussi à grimper sur le podium.

Société