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Zehaf-Bibeau n’était pas l'un des 93 suspects surveillés

Le commissaire de la GRC Bob Paulson (en avant-plan) et le chef de la police d'Ottawa Charles Bordeleau Photo: La Presse canadienne / PATRICK DOYLE
Radio-Canada

Le commissaire de la GRC, Bob Paulson, a confirmé que Michael Zehaf-Bibeau, l'auteur de l'attaque contre le parlement, ne figurait pas sur la liste des 93 personnes interdites de voyage par les services de sécurité en raison de leur radicalisation.

Lors d'un point de presse, M. Paulson a décrit Michael Zehaf-Bibeau comme un « désillusionné qui nourrissait probablement des croyances extrémistes » et dont le geste est « clairement relié à sa radicalisation ». Mais, a-t-il souligné, « ses motifs ne sont pas clairs ».

Le casier judiciaire de l'homme de 32 ans « montrait des infractions en matière de drogue, de violence et d'autres activités criminelles ».

La GRC enquête encore pour bien cerner son profil. Elle a pu trouver un lien entre l'assaillant du parlement et un autre individu qui fait l'objet d'accusations de terrorisme. Il s'agit d'un courriel trouvé dans le disque dur de ce suspect, dont l'identité n'a pas été révélée.

Une vidéo de la GRC montrant la séquence des événements

Le parcours du tireur capté sur vidéo

En attente d'un passeport pour voyager en Syrie

Lors du point de presse conjoint avec la police d'Ottawa, on a notamment appris que Zehaf-Bibeau avait fait une demande de passeport. Il aurait mentionné dans sa demande son intention de se rendre en Libye, pays d'origine de son père.

Le document ne lui avait pas été encore délivré et une enquête était en cours à son sujet. La GRC n'a pas été en mesure de dire s'il aurait obtenu ou pas son passeport.

Le chef de la GRC a indiqué que c'est la mère de Zehaf-Bibeau qui a informé les policiers, mercredi, de la véritable destination de son fils : la Syrie.

Il a précisé que si les services de sécurité en avaient été avisés auparavant, ils auraient ajouté son nom à la liste des personnes surveillées.

Quelque 90 individus sont considérés par les autorités canadiennes comme susceptibles de vouloir aller se battre aux côtés des islamistes en Irak ou en Syrie. Le commissaire Paulson a refusé de préciser s'il allait rehausser la surveillance de certains de ces individus, voire en appréhender quelques-uns, dans la foulée des événements tragiques des derniers jours.

Pas de lien avec Martin Couture-Rouleau

Le commissaire Paulson a par ailleurs souligné qu'à ce stade de l'enquête il ne pouvait établir aucun lien entre Zehaf-Bibeau et Martin Couture-Rouleau, qui a attaqué deux militaires et en a tué un à Saint-Jean-sur-Richelieu.

La police d'Ottawa et la GRC en sont arrivées à la conclusion que Zehaf-Bibeau a agi seul et que c'est la même personne qui a perpétré les attaques à la fois au Monument commémoratif de guerre du Canada et sur la colline du Parlement.

Les deux corps policiers vont toutefois poursuivre leur enquête pour déterminer s'il a reçu du soutien sous une forme ou une autre dans la planification de son attentat.

Les enquêteurs doivent aussi tenter de comprendre comment le suspect a pu obtenir une carabine, alors qu'il était interdit de possession d'arme à feu.

Rappelons que la fusillade a fait une victime, le caporal Nathan Cirillo, qui montait la garde au Monument commémoratif de guerre.

Les membres du Parlement lui ont rendu jeudi un hommage unanime et soutenu, de même qu'ils ont salué le courage du sergent d'armes Kevin Vickers, qui a abattu l'assaillant.

Le patron de la GRC a précisé que la sécurité autour du premier ministre Stephen Harper serait considérablement rehaussée et que des policiers de la GRC seraient dorénavant à ses côtés 24 heures sur 24.

 

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