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Des ressources existent pour ceux que les événements à Ottawa inquiètent

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Santé publique Ottawa et le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Gatineau invitent les personnes qui en ressentent le besoin à demander de l'aide psychologique, après qu'un tireur eut ouvert le feu au Monument commémoratif de guerre puis au parlement.

Selon le gestionnaire du programme de santé de la famille et en milieu scolaire chez Santé publique Ottawa, il est important de rapidement retourner à sa routine quotidienne.

« Manger sainement, faire de l'exercice, rester actif [ce sont] toutes des choses qui sont importantes », rappelle Marino Francispillai. « C'est difficile [...] mais c'est là qu'on doit vérifier [quels sont] les signes qu'on regarde pour indiquer que c'est le temps d'avoir plus d'aide. »

Numéros à contacter :

Ligne info-santé publique Ottawa
Pour parler à une infirmière : 613 580-6744
ATS : 613 580-9656
Sans frais : 1 866 426-8885
Lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30 (fermé les jours fériés)

Distress Centre
613-238-3311
24 heures sur 24, 7 jours sur 7

Ligne de crise en santé mentale
613 722-6914
De l'extérieur d'Ottawa : 1 866 996-0991
Pour les 16 ans et plus
24 heures sur 24, 7 jours sur 7

Centre de santé et de services sociaux de Gatineau
819 966-6526
De 8 h 30 à 18 h
Le CSSS évaluera vendredi après-midi si cette ligne d'aide est toujours pertinente.

Tel-Aide Outaouais
819 775-3223
613 741-6433

M. Francispillai note que certains signes peuvent indiquer un besoin d'aide, notamment une incapacité à retrouver ses habitudes, de la difficulté à s'occuper de soi ou de ses enfants, ainsi qu'un sentiment prolongé d'impuissance, de tristesse ou de déprime.

Il souligne également que la consommation d'alcool, de médicaments ou de drogue n'est pas une bonne façon d'oublier les événements.

Tous ne réagissent pas de la même façon

La titulaire de la Chaire de recherche McLaughlin sur les aspects psychosociaux du risque et de la santé à l'Université d'Ottawa, Louise Lemyre, est aussi d'avis que les citoyens ne doivent pas hésiter à demander de l'aide.

Elle estime toutefois qu'il est important de reconnaître le « degré d'exposition » de chaque personne.

« Il y a une grande différence dans tous les témoignages qu'on voit [...] entre les gens qui étaient des témoins directs et ceux, les citoyens, qui sont plus en périphérie et qui l'ont vécu [...] de façon indirecte », dit-elle. « Chacun aura des phases un peu différentes de rétablissement. »

Elle croit que les fonctionnaires, les députés et les autres personnes qui se trouvaient au parlement, ainsi que d'autres qui éprouvaient déjà des difficultés émotionnelles, auront besoin de temps.

« Tout le monde ne va pas récupérer à la même vitesse et par les mêmes sources de réconfort. »

— Une citation de  Louise Lemyre, professeure à l'Université d'Ottawa

Mme Lemyre ajoute que certaines personnes ne sont peut-être pas prêtes à retourner au travail.

Elle encourage la population à s'informer sur les événements d'hier, tout en évitant de regarder trop d'images potentiellement traumatisantes.

« [Il ne faut] pas dénier que ce soit arrivé », fait-elle valoir. « Mais en même temps [il ne faut] pas se surexposer. »

Réconforter les enfants

Marino Francispillai invite également les parents à écouter les inquiétudes de leurs enfants et à porter une attention particulière à leurs sentiments.

« On doit répondre aux questions [des enfants] », explique-t-il. « Mais sans en dire trop. Ils n'ont pas nécessairement les mêmes préoccupations que nous. »

« Il faut rester calmes et essayer de gérer nos émotions, parce que les enfants nous observent et risquent de ressentir la même chose que nous. »

— Une citation de  Marino Francispillai, gestionnaire du programme de santé de la famille et en milieu scolaire chez Santé publique Ottawa

Selon M. Francispillai, il est normal pour les enfants de se poser des questions, notamment en raison des mesures de confinement mises en place dans de nombreuses écoles d'Ottawa.

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