•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La vigilance monte d'un cran à Valcartier

M. Théberge était de passage à Winnipeg dans le cadre d’une conférence sur l’administration publique.

Radio-Canada

Les militaires de Valcartier se voient imposer de nouvelles règles de sécurité à la suite des récents événements, dont celui d'Ottawa mercredi matin et celui de Saint-Jean-sur-Richelieu, dans lesquels des militaires semblent avoir été pris pour cible.

À Valcartier, des fouilles aléatoires sont effectuées à l'entrée de la base militaire. Le nombre de patrouilles effectuées par la police militaire a été augmenté comme dans l'ensemble des bases militaires au pays.

Les Forces canadiennes ont par ailleurs demandé à tous les soldats canadiens de ne pas porter l'uniforme hors des garnisons, à moins d'être en opération officielle, a fait savoir Marie-France Poulin, relationniste des Forces canadiennes.

« Afin de protéger tous nos militaires pour leur sécurité, on leur a donné comme consigne à partir de maintenant, jusqu'à nouvel ordre, de ne pas se trouver en uniforme dans des lieux publics », a-t-elle expliqué.

Mesure exceptionnelle

Le militaire Antoine Deschenes, retraité après 46 ans dans les Forces canadiennes, dit n'avoir jamais vu une telle consigne. Il ne croit pas que les militaires sont particulièrement ciblés dans les récents événements.

« Je ne crois pas que les militaires sont plus ciblés que les autres. Ces gens-là [les auteurs des attentats], s'ils veulent faire réellement des dommages ou apeurer la population, c'est pas nécessairement frapper les militaires », dit-il.

L'adjudant maître André Demers ne portera pas son uniforme en ville.

L'adjudant maître André Demers ne portera pas son uniforme en ville.

Photo : Radio-Canada

Les militaires suivront la consigne, mais n'entendent pas céder à la panique. L'adjudant maître André Demers, entre autres, affirme qu'il ne portera pas son uniforme en ville, mais continuera de le porter en allant au travail.

« Ils ne nous ont pas dit de cesser, mais de restreindre le plus possible. On ne s'arrêtera pas de vivre. Le soir quand je m'en vais à la maison, je vais être habillé en uniforme. [...] Mais c'est sûr qu'on va porter une attention particulière là-dessus. Je suis tout à fait d'accord, on ne veut pas attiser le feu. »

Le RTC modifie son service

Le Réseau de transport de la capitale (RTC) a par ailleurs fait savoir qu'il modifiait son service à la base militaire de Valcartier. Les autobus du parcours 77 ne passeront plus dans la zone sécurisée de la base.

De plus, les Forces canadiennes exigent la vérification de l'identité de tous les passagers qui se rendent dans la zone.

« La base nous a dit que si on voulait continuer à desservir, on pouvait le faire, mais on devait respecter les mesures de sécurité qui ont été mises en place aujourd'hui (mercredi), qui étaient de vérifier l'identité des clients à bord », explique Julie Drolet, porte-parole du RTC.

Cette procédure aurait entraîné des retards sur l'ensemble du parcours 77 mercredi. Les passagers étaient invités à descendre ou à monter aux arrêts situés à l'extérieur de la base.

Québec

Société