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Fusillade au parlement d’Ottawa : les militaires de Bagotville sur le qui-vive

Des militaires sont postés à l'entrée de la base des Forces canadiennes de Bagotville.

Des militaires sont postés à l'entrée de la base des Forces canadiennes de Bagotville.

Radio-Canada

Les autorités de la base des Forces canadiennes de Bagotville ont mis en oeuvre des mesures de sécurité addutionnelles à la suite des coups de feu qui ont été tirés au parlement d'Ottawa ce matin.

Le porte-parole de la base, Éric Gagnon, indique que le niveau d'alerte avait déjà été haussé à Bagotville, mardi, en raison du déploiement des CF-18 de Cold Lake, en Alberta, qui transitent par la région avant de s'envoler vers le Koweït, jeudi matin.

Des blocs de béton entravent l'entrée de la base et les conducteurs doivent s'identifier avant de pénétrer sur les lieux. Des militaires armés surveillent également l'entrée.

Les militaires canadiens ont reçu l'ordre de ne pas porter leur uniforme à l'extérieur des bases, sauf pour les besoins opérationnels.

Des policiers militaires vont assurer une surveillance particulière du quartier où habitent les militaires et leurs familles, situé en face de la base de Bagotville.

Le député Dany Morin confiné au parlement

Le député de Chicoutimi-Le Fjord, Dany Morin, a été confiné avec des députés néodémocrates dans une salle où se tenait un caucus national du parti. Les coups de feu venaient de si près de la salle où ils étaient réunis que les députés se sont tous jetés au sol. Personne n'a été blessé.

M. Morin a commenté la situation sur son fil Twitter.

De son côté, le député de Jonquière-Alma, Claude Patry, était à l'extérieur du parlement quand les événements se sont produits. 

Il affirme que la fusillade qui a fait deux morts et trois blessés est un événement désolant et dramatique. Même si les agresseurs n'ont pas encore été identifiés, Claude Patry fait un lien avec le fait que le Canada soit en guerre.

Il ne blâme pas le gouvernement conservateur, mais il rappelle que des CF-18 partiront jeudi vers le Koweït.

« On pensait qu'on était loin de ça, mais là, on subit ces gestes-là. C'est désolant, c'est une attaque à la démocratie aussi quand tu attaques le parlement où il y a des parlementaires qui passent des lois et des règles, dit-il. C'est désolant de voir ça, c'est désolant de voir la mort d'individus là-dedans. »

Par ailleurs, le ministre et député de Roberval, Denis Lebel, a également confirmé sur Twitter qu'il n'était pas au parlement ce matin. 

Le bureau du député de Roberval, Denis LebelAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le bureau du député de Roberval, Denis Lebel

Le bureau de circonscription de Denis Lebel, à Roberval, demeure ouvert. Toutefois, le personnel a reçu une alerte de sécurité, ce qui signifie que les portes doivent être vérouillées et que les employés doivent quitter les lieux s'ils se sentent menacés.  

Le bureau de Claude Patry est fermé.

Le niveau de sécurité a aussi été haussé dans les palais de justice à Chicoutimi, à Alma et à Roberval. Des agents de sécurité ont été ajoutés pour contrôler les entrées des établissements.

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, a déploré les événements qui se sont déroulés à Ottawa. Il indique que la situation oblige les autorités municipales à revoir les mesures de sécurité. 

J'ai parlé avec le chef de police pour voir ce qu'on peut faire, s'il y a des mesures à prendre. Pour le moment, il n'y a rien de particulier parce qu'on a déjà des mesures de sécurité. On est loin de ces lieux-là, mais aujourd'hui, l'information circule tellement vite, on ne le sait pas.

Jean Tremblay, maire de Saguenay

Une vigile citoyenne pour la paix se tiendra à Saguenay, à 18 h, à la place des citoyens, près de l'hôtel de ville.

 

Société