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Des professeurs de l'Université d'Ottawa appuient le bilinguisme officiel de la Ville

Des étudiants en droit de l'Université d'Ottawa ont assisté à des échanges au sujet d'un éventuel statut bilinguisme de la Ville d'Ottawa.
Des étudiants en droit de l'Université d'Ottawa ont assisté à des échanges au sujet d'un éventuel statut bilinguisme de la Ville d'Ottawa.

Une cinquantaine d'étudiants en droit de l'Université d'Ottawa ont assisté, mardi, à une discussion entourant le statut bilingue officiel de la Ville d'Ottawa.

Cette question a suscité récemment de nombreux débats au sein de la communauté francophone et s'est immiscée dans la campagne électorale municipale.

Les experts invités étaient unanimes pour affirme qu'un statut officiel bilingue était essentiel.

Trois professeurs experts en droits linguistiques et un politicien ont ainsi porté le même message. Ils estiment que le bilinguisme officiel est la meilleure façon de protéger les services en français à Ottawa.

Le professeur à la Faculté de droit de l'Université d'Ottawa, François Larocque, a expliqué que si la Ville d'Ottawa avait l'obligation d'adopter une telle politique, c'était elle - et non la province - qui devait décider des règles et de son application.

Cet aspect rend la politique plus fragile, a ajouté M. Larocque.

Réactions à la sortie de Gilles Paquet

De son côté, la directrice de la Chaire de recherche sur la francophonie et les politiques publiques de l'Université d'Ottawa, Linda Cardinal, a réagi aux arguments d'un collègue, Gilles Paquet, qui a pris position contre le bilinguisme officiel.

Linda Cardinal, professeurs à l'Université d'OttawaLinda Cardinal, professeurs à l'Université d'Ottawa

Ce dernier estime que la Ville et le maire sortant, Jim Watson, en font déjà suffisamment, même si la politique actuelle, qui fonctionne bien, peut être améliorée.

Surtout, en constitutionnalisant le débat, cela ouvrirait la voie aux griefs et créerait des tensions coûteuses et inutiles, selon lui.

Linda Cardinal, qui est aussi membre du Mouvement pour une capitale officiellement bilingue, soutient que les arguments de Gilles Paquet ont eu pour effet de relancer le débat sur la question. Au final, elle estime qu'il s'agit d'une bonne chose.

Il y a des arguments avec différents poids. Si on ne cantonne que dans un argument de fierté, évidemment ce n'est peut-être pas suffisant.

Linda Cardinal, directrice de la Chaire de recherche sur la francophonie et les politiques publiques de l'Université d'Ottawa

« On a tous les arguments dans le Mouvement. Les gens en font une question de valeur, de justice, de fierté, mais aussi une question de pérenniser les services en français à la Ville d'Ottawa », ajoute Mme Cardinal.

Obtenir des appuis

Pierre Foucher, de l'Université d'Ottawa a quant à lui souligné la nécessité d'obtenir des appuis à Queen's Park et auprès d'élus fédéraux, afin de convaincre le maire sortant Jim Watson de changer d'idée sur la question.

Le conseiller sortant du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, qui participait à la discussion, croit plutôt qu'il faut obtenir des appuis dans les quartiers anglophones d'Ottawa. Pour lui, c'est là que le travail politique doit se faire.

D'après le reportage de Stéphane Leclerc

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