•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Saint-Jean-sur-Richelieu : le ministre Blaney évoque un acte de terrorisme

Drame de Saint-Jean-sur-Richelieu : réactions politiques
Radio-Canada

Les événements de Saint-Jean-sur-Richelieu révèlent l'existence d'une menace terroriste « bien réelle » au Canada, selon le ministre fédéral de la Sécurité publique, Steven Blaney.

Le ministre qui s'adressait aux médias en matinée en compagnie de son homologue québécoise, Lise Thériault, a livré très peu d'informations sur l'attentat commis lundi contre deux militaires dans le stationnement d'un centre commercial de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Contrairement à Lise Thériault, qui a déclaré ne vouloir tirer aucune conclusion sur cet événement tant que l'enquête est en cours, Steven Blaney a quant à lui évoqué d'entrée de jeu un acte lié à une idéologie terroriste.

Assurant que les autorités fédérales et provinciales travaillent en étroite collaboration sur cette affaire, Steven Blaney s'est dit horrifié par cet « acte de violence inacceptable contre notre pays ». 

Je peux vous assurer que nous prenons la menace terroriste au sérieux. Ce drame nous rappelle douloureusement que cette menace est bien réelle.

Steven Blaney, ministre fédéral de la Sécurité publique 

Mardi matin, la SQ a confirmé que l'un des deux militaires happés par un véhicule à Saint-Jean-sur-Richelieu avait succombé à ses blessures.

Aucune information n'a été divulguée non plus par les ministres sur l'auteur présumé de cet attentat, Martin Couture-Rouleau, un homme de 25 ans adepte de l'islam radical, qui a été abattu par les policiers dans sa fuite après avoir foncé sur un groupe de soldats avec sa voiture.

Steven Blaney a par ailleurs nié toute consigne donnée aux militaires canadiens de ne pas se promener en uniforme dans la rue pour éviter d'être la cible d'attentats ou d'agression.

« Nos militaires ont le droit de se promener comme ils le souhaitent à travers le pays. Nous sommes dans un pays libre », a répondu Steven Blaney aux journalistes.

La ministre Lise Thériault a pour sa part lancé un appel à la population d'être attentive et de signaler à la police l'apparition de signes de radicalisation chez des proches ou des connaissances, que ce soit dans leur comportement ou sur Internet et les médias sociaux.

On doit signaler ces événements-là pour qu'il puisse y avoir des enquêtes, on ne doit rien laisser au hasard.

Lise Thériault, ministre québécoise de la Sécurité publique

Ottawa s'apprêtait à accroître les pouvoirs du SCRS

Cette attaque menée en sol canadien contre des militaires par un adepte de l'islam radical apporte de l'eau au moulin du gouvernement conservateur qui prévoit augmenter les pouvoirs des services de renseignement afin de contrer aussi à l'étranger les menaces terroristes auxquelles fait face le Canada.

Pour ce faire, Ottawa compte modifier sous peu la loi de 1984 sur le Service canadien du renseignement de sécurité pour clarifier le mandat du service afin de renforcer sa capacité de mener des enquêtes sur les menaces à l'extérieur du Canada.

« Ces outils permettront, en fin de compte, au SCRS de mener des enquêtes à l'égard de terroristes potentiels lorsqu'ils voyagent à l'étranger, ce qui signifie que ces personnes feront l'objet d'un suivi, d'une enquête et, finalement, d'une poursuite. », avait déclaré le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney

En vertu de la loi de 1984, le SCRS peut déjà recueillir à l'étranger des renseignements sur des menaces présumées à la sécurité nationale.

Le ministre Blaney n'a pas précisé jeudi quels nouveaux pouvoirs il entend donner exactement aux services d'espionnage canadiens, et son personnel politique n'a pas donné plus de détails.

« Toutes les précautions sont prises »

Le premier ministre du Québec, Philippe CouillardLe premier ministre du Québec, Philippe Couillard

Dans un point de presse impromptu qu'il a tenu mardi midi, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, déplore « ce terrible acte qui semble inspiré par la haine », dit-il. 

Ce qu'il faut dire à la population c'est que nos forces de sécurité, déjà, depuis quelques temps, sont en étroite collaboration avec les forces fédérales et toutes les précautions sont prises, et on a vu hier que le Québec n'est pas à l'abri malheureusement.

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard

Le premier ministre s'est refusé à entrer dans les détails concernant les mesures qui sont prises, mais il a assuré que des gestes de surveillance et de collection d'informations étaient posés « continuellement ».

Un cas de « psychiatrie »

De son côté, le ministre de la Santé et des Services sociaux de la province, Gaétan Barrette, estime qu'avec les événements qui sont survenus hier, « on est dans le domaine de la psychiatrie, plus que dans celui des guerres de religion ». 

« Je vous rappellerai ici qu'on est en face d'un citoyen québécois qui, manifestement, a des problèmes; on découvrira sûrement qu'il avait des problèmes particuliers », a estimé le ministre Barrette.

L'Assemblée nationale a observé une minute de silence mardi après-midi à la mémoire de l'adjudant Patrice Vincent.

Que l'Assemblée nationale exprime ses condoléances à la famille du militaire décédé et offre son soutien aux familles des victimes éprouvées à la suite des événements tragiques survenus hier à St-Jean-sur-Richelieu et qu'elle invite tous les membres à observer une minute de silence.

Texte de la motion

Grand Montréal

Politique