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Le militaire heurté mortellement est l'adjudant Patrice Vincent 

L'adjudant Patrice Vincent

Radio-Canada

Un des deux militaires blessés hier à Saint-Jean-sur-Richelieu par Martin Couture-Rouleau a succombé à ses blessures ce matin.

Il s'agit de l'adjudant Patrice Vincent, âgé de 53 ans.

Patrice Vincent avait été gravement blessé après avoir été happé par la voiture de Martin Couture-Rouleau. Le militaire se trouvait en compagnie d'un collègue, un caporal, dans le stationnement d'un centre commercial.

Son collègue a aussi été blessé, mais on ne craint pas pour sa vie.

Il appert que l'adjudant Patrice Vincent était en uniforme mais que son collègue, qui s'apprête à quitter les forces armées, ne l'était pas. Une troisième personne, une femme, membre aussi des Forces armées, les accompagnait, mais elle aurait évité l'accident de justesse. Les trois militaires s'en allaient à une réunion, à proximité du lieu de l'accident.

Martin Couture-Rouleau, qui aurait foncé délibérément sur les deux militaires, a quant à lui été abattu par la police peu de temps après, au terme d'une poursuite en voiture. Les agents ont fait feu sur lui alors qu'il tentait, selon des témoins, de poignarder une agente.

L'enquête qui a suivi a rapidement révélé qu'il pourrait s'agir d'un acte de terrorisme lié à l'islam radical. Connu de la Gendarmerie royale canadienne, Martin Couture-Rouleau, 25 ans, dit « Ahmad le converti », avait adopté l'islam il y a environ un an. Les autorités fédérales lui avaient même retiré son passeport pour l'empêcher de quitter le pays pour aller joindre des groupes radicaux à l'étranger.

Surveillé par la police fédérale

Ses positions religieuses de plus en plus radicales avaient attiré l'attention des Équipes intégrées de la sécurité nationale. Il faisait par ailleurs partie d'un groupe de 90 personnes au pays suspectées par les autorités canadiennes d'être liées à des activités terroristes. 

Une policière de la SQ tient un sac de preuves saisies au domicile du père de Martin Rouleau.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une policière de la SQ tient un sac de preuves saisies au domicile du père de Martin Rouleau.

Photo : Simon-Marc Charron

Sur la page Facebook de Martin Couture-Rouleau se trouvaient d'ailleurs de nombreux messages et vidéos de propagande faisant l'éloge du djihad et démontrant une radicalisation de l'individu. La GRC a refusé de commenter davantage, afin de ne pas nuire à l'enquête menée par la Sûreté du Québec.

La SQ n'écarte pas la possibilité que le drame puisse avoir été planifié par Martin Couture-Rouleau.

Elle affirme toutefois que ses enquêteurs n'ont pour le moment aucune raison de croire qu'il est relié à un acte de terrorisme, bien que ce mobile fasse partie des hypothèses retenues.

« Le Québec n'est pas une île séparée du reste du monde », Philippe Couillard

Interrogé lundi soir sur ces événements, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, s'est montré prudent, rappelant qu'une enquête était en cours et que la thèse d'un attentat terroriste demeure pour l'instant une hypothèse étudiée par les policiers.

« Les forces de sécurité sont toujours en alerte sur ce genre de situation. Mais encore une fois, attendons de voir les résultats de l'enquête », a déclaré le premier ministre.

Ce genre de phénomène, s'il se confirmait, de radicalisme qui éclot spontanément, est très difficile à contrôler. Ça nous rappelle encore une fois que le Québec n'est pas une île séparée du reste du monde. Que ces phénomènes peuvent éventuellement nous toucher.

Philippe Couillard, premier ministre du Québec

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