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Oeuvre controversée vandalisée à Paris : l'artiste renonce à la réinstaller

La controversée sculpture « Tree (arbre) », place Vendôme, à Paris.

La controversée sculpture « Tree (arbre) », place Vendôme, à Paris.

Photo : La Presse canadienne / AP/Jacques Brinon

Radio-Canada

Arbre de Noël ou jouet sexuel? La structure gonflable de l'artiste américain Paul McCarthy qui a soulevé la controverse à Paris, en France, a finalement été retirée samedi, après avoir été vandalisée durant la nuit.

L'oeuvre nommée « Tree (arbre) », installée place Vendôme, était loin d'être au goût de tous. Plusieurs se sont indignés de voir ainsi présenté ce qui ressemble, de l'aveu même de son créateur, plus à un jouet érotique anal qu'à un sapin de Noël.

La controversée sculpture « Tree (arbre) » est retirée de la place Vendôme à Paris, après avoir été vandalisée dans la nuit de vendredi à samedi.

La controversée sculpture « Tree (arbre) » est retirée de la place Vendôme à Paris, après avoir été vandalisée dans la nuit de vendredi à samedi.

Photo : La Presse canadienne / AP/Francois Mori

Lors de son installation, jeudi, dans le cadre de la Foire internationale d'art contemporain (FIAC), l'artiste a été frappé au visage à trois reprises par un homme qui estimait que l'objet phallique n'y avait pas sa place.

La nuit dernière, des câbles qui tenaient la sculpture verte en place ont été sectionnés, selon plusieurs médias français. La sculpture a été dégonflée samedi, l'artiste renonçant à la réinstaller.

« Devant la violence de certaines réactions, l'artiste s'inquiète de potentiels débordements lors du remontage de l'oeuvre », explique le FIAC par communiqué. Paul McCarthy indique aussi ne pas vouloir « être mêlé à ce type de confrontation et à la violence physique, ou même continuer à faire prendre des risques à cette oeuvre ».

La ministre de la Culture, Fleur Pellerin, a déploré cet acte de vandalisme, le considérant comme une sérieuse attaque à la liberté artistique.

La maire de Paris s'est indignée de la destruction de l'oeuvre. « Paris ne cédera pas aux menaces de ceux qui, en s'en prenant à un artiste ou à une oeuvre, s'en prennent à la liberté artistique », a-t-elle réagi sur Twitter.

Son bras droit, chargé de la culture, Bruno Juilliard, a dénoncé un geste de vandalisme honteux pour la France.

Vives critiques 

Plus tôt cette semaine, le conseiller de Paris Jérôme Dubus (UMP) avait, comme d'autres personnes, dénoncé une « provocation gratuite » et demandé le retrait de l'oeuvre. 

Et il n'a pas manqué de se réjouir de la disparition de l'oeuvre phallique samedi.

Avec les informations de Le Monde, Figaro, La Presse canadienne, et Agence France-Presse

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