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Couillard promet de garder le cap sur l'austérité budgétaire

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Philippe Couillard

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les finances du Québec ont besoin d'un urgent coup de barre et pas question de reculer devant la grogne syndicale. C'est ce qu'a répété le premier ministre Philippe Couillard à ses militants, réunis en Conseil général à Trois-Rivières, samedi.

Il s'adressait à eux pour la première fois depuis son élection il y a plus de six mois.

Le gouvernement promet plusieurs annonces qu'il qualifie lui-même de « difficiles » d'ici la fin octobre, mais toujours d'ouvrir son jeu. « Les idées sont de plus en plus précises, mais elles ne sont pas encore au stade où elles sont prêtes à être annoncées. »

Les décisions difficiles ont commencé. Le changement véritable est toujours difficile. Si ce n'est pas difficile dites-vous qu'il n'y a pas de véritables changements.

Philippe Couillard

Selon M. Couillard, l'heure est aux sacrifices. « On entend souvent ce slogan qui est répété et que je trouve un peu triste: "faire plus avec moins". Moi je dis : "faire mieux avec moins, faire nouveau avec moins" ». 

La réponse syndicale s'est fait entendre dans la rue, aux portes du Conseil général. Quelques centaines d'employés municipaux, policiers et pompiers inclus, sont venus crier leur mécontentement face au projet de réforme des régimes de retraite que veut leur imposer le gouvernement.

D'ailleurs, une forte présence policière était visible à l'extérieur et à l'extérieur de l'hôtel Delta, où étaient réunis les 700 militants. 

Gel salarial?

Les négociations dans le secteur public s'annoncent ardues, alors que Québec laisse planer un gel salarial pour 2015-2016.

Pour le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitao, « c'est très clair dans le budget,que [le gouvernement] n'a pas ] les moyens d'accorder des hausses salariales à ses employés en 2015-2016 ».

Mais le premier ministre Couillard, de son côté, s'est montré plus prudent. « Dans l'état actuel des choses [...], c'est très difficile de penser à donner des augmentations de salaire, ce que je trouve franchement déprimant », dit-il, précisant toutefois ne pas vouloir négocier sur la place publique. « On va devoir parler avec les syndicats de combien on veut payer les gens, mais aussi du nombre de personnes qu'on veut payer.

Il ajoute qu'il veut profiter des milliers de départs à la retraite chaque année pour « redessiner la fonction publique et peut-être accorder des augmentations ».

 

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