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  • Exclusif
  • Les Canadiens appuient la mission en Irak

    Mathieu Bélanger s'est établi à Weyburn dans l'espoir de décrocher une bourse d'études aux États-Unis.

    Radio-Canada

    Plus de la moitié des Canadiens (58 %) appuient les frappes aériennes contre le groupe armé État islamique. C'est ce que révèle le sondage Radio-Canada/EKOS dont le premier volet vous a été présenté hier.

    Un texte de Madeleine Blais-MorinTwitterCourriel

    À première vue, le Parti conservateur, le seul parti à avoir appuyé cette mission de combat, pourrait être conforté par les données du sondage : 58 % des Canadiens sont pour cette mission. Or, le président de la firme EKOS, Frank Graves, note que les appuis aux frappes aériennes sont loin d'être uniformes au pays. « Les appuis sont concentrés chez la base conservatrice. Dans le reste du spectre politique, les appuis sont beaucoup plus divisés et plus faibles », explique-t-il. 

    À l'extérieur de son parti, Stephen Harper a plus de mal à faire accepter la mission de combat. Si chez les sympathisants libéraux, l'approbation est de 53 %, le taux glisse à 35 % chez les électeurs néo-démocrates.

    Pour connaître la perception des répondants envers la mission contre l'El sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

    Le sondage a été effectué au téléphone et par Internet du 10 au 15 octobre 2014 auprès de 1671 Canadiens de 18 ans et plus. Sa marge d'erreur est de plus ou moins 2,4 points de pourcentage, 19 fois sur 20, pour les données sur le Canada et de 3,65 points pour celles du Québec.

    Ce sondage EKOS indique que les Canadiens seraient beaucoup moins nombreux à appuyer l'envoi de troupes de combat sur le terrain en Irak et en Syrie : 62 % des répondants s'opposent à cette idée.

    Pour visionner notre graphique sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

    Toutefois, il est clair que les Canadiens veulent que le pays intervienne face à la menace du groupe armé État islamique. Mais lorsqu'on leur demande quelle serait la meilleure réponse que le pays pourrait offrir, 42 % privilégieraient une intervention non militaire, notamment de l'aide aux réfugiés.

    Alors que 21 % des répondants se limiteraient à des frappes aériennes, 23 % combineraient ces frappes à une intervention militaire au sol. C'est au Québec où les appuis à la mission de combat sont les plus faibles. Moins de la moitié des Québécois (46,5 %) sont pour ces frappes.

    Pour consulter notre graphique sur la réaction aux menaces de l'EI sur votre appareil mobile, cliquez ici. (Nouvelle fenêtre)

    La sécurité dans le monde

    Par ailleurs, les Canadiens ne sont pas rassurés par la situation mondiale. Une majorité de répondants (56 %) estiment que le monde est plus dangereux qu'il y a cinq ans.

    Pour consulter ce graphique sur le sentiment de sécurité dans le monde sur votre appareil mobile, cliquez ici. (Nouvelle fenêtre)

    Politique