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Des stagiaires en génie témoignent de la collusion

La juge France Charbonneau

La juge France Charbonneau

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une consultation réalisée par un regroupement d'étudiants en génie révèle que 5 % des répondants affirment que dans le cadre de leur stage, ils ont eu vent d'actes répréhensibles ou de collusion.

La Confédération pour le rayonnement étudiant en ingénierie a rapporté les résultats de ce sondage réalisé auprès de 1000 de ses membres lorsqu'elle comparaissait devant la commission Charbonneau, vendredi.

À l'invitation de la juge France Charbonneau, la vice-présidente du regroupement, Alexandra Labbé, a cité quelques-uns des actes répréhensibles décrits par les répondants : le fait de se faire demander de copier des plans qui appartenaient à une autre firme de génie; des propos du genre « faire transporter les enveloppes par le petit nouveau » ou une conversation portant sur le fait qu'il fallait emmener un responsable dîner ou lui acheter une bouteille de vin pour décrocher un appel d'offres.

« On parle de 5 % de nos membres qui ont répondu que ça leur était arrivé, mais je suis certaine que c'est plus que ça », a opiné Mme Labbé.

Fait à noter, la consultation date de novembre 2012. Les travaux de la commission d'enquête avaient donc cours depuis quelques mois.

En guise de recommandation, les étudiants en génie ont souhaité avoir accès à des cours plus nombreux et plus approfondis en éthique, particulièrement en éthique appliquée, afin d'être placés devant des situations concrètes qu'ils pourraient être appelés à vivre.

Mme Labbé a déploré le fait qu'à l'heure actuelle seulement 1 % des crédits accumulés dans le cadre de leur baccalauréat ont trait à l'éthique.

La consultation des membres a aussi permis d'apprendre que 45 % d'entre eux se sont dits mal outillés en matière d'éthique pour entrer dans le marché du travail.

Leur mémoire a visiblement impressionné la juge Charbonneau et le commissaire Renaud Lachance, qui l'ont qualifié d'« admirable » et de « très bien fait ».

La confédération regroupe 14 associations d'étudiants en génie dans l'ensemble du Québec, qui représentent 17 000 étudiants de premier cycle.

La commission d'enquête entend présentement des groupes intéressés à différents aspects de son mandat, après avoir passé les dernières semaines à écouter les organismes de surveillance. Elle terminera cette portion de ses audiences lundi. Les experts suivront à compter de mercredi.

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