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SFM : les états généraux s'inspireront d'un concept déjà utilisé à Ottawa

Assemblé générale annuelle de la Société franco-manitobaine.

Assemblé générale annuelle de la Société franco-manitobaine.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada

L'assemblée générale de la Société franco-manitobaine (SFM), qui s'est tenue jeudi, a permis de mieux définir les contours des futurs états généraux de l'organisme.

La SFM s'inspirera d'un modèle déjà utilisé à Ottawa. Ses états généraux se tiendront sous la forme de cafés-rencontres qui seront organisés à l'échelle de la province. Ces rencontres se dérouleront de décembre à juin.

Selon Louis Tétrault, président du comité directeur des états généraux, ce concept permet de toucher un plus grand nombre de francophones dans la province. « Ce n'est pas un grand ralliement de Saint-Boniface qui va répondre à ce besoin. On a trouvé un modèle qui va permettre aux petites entités qui veulent se rencontrer pour une soirée de le faire. Ça va être flexible », soutient-il. Le plus important, explique-t-il, c'est que les questions seront les mêmes ainsi que le déroulement des rencontres.

Élargir la définition de francophone

De passage à l'assemblée générale annuelle de la SFM, le premier ministre du Manitoba, Greg Selinger, a lancé un appel à la communauté franco-manitobaine. Il demande de revoir la définition de francophone dans la province. Greg Selinger a déclaré qu'il est le temps de modifier la perception de la francophonie manitobaine, « car la communauté est en pleine évolution ».

Pour le premier ministre, il y a beaucoup de membres de la communauté franco-manitobaine qui parlent le français chez eux et au travail, sans que cela soit pour autant leur langue première. « On peut donc avoir une discussion avec la SFM sur une définition qui sera plus inclusive », a-t-il affirmé.

Un travail similaire a été réalisé en Ontario il y a cinq ans et il a abouti à une définition inclusive des francophones de cette province.

Protéger davantage le français

Greg Selinger s'est aussi engagé à déposer un projet de loi au printemps pour défendre le français. « L'objectif est de mieux protéger la communauté, n'importe où dans la province, mais en particulier dans les municipalités où il existe un arrêté pour les services en français », explique M. Selinger.

L'engagement réjouit Louis Tétrault, en sa qualité de directeur général de l'Association des municipalités bilingues du Manitoba. « Parce qu'on sait que dans une situation où il y a un élu francophone puis six anglophones, ce n'est pas évident de revendiquer les services en français », rappelle-t-il.

L'assemblée générale annuelle de la Société franco-manitobaine a eu lieu dans la salle Martial Caron de l'Université de Saint-Boniface.

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