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L'homme d'affaires Marc Jémus déclaré coupable de courtage illégal

L'homme d'affaires gatinois, Marc Jémus (archives).

Radio-Canada

L'homme d'affaires Marc Jémus a été jugé coupable, jeudi matin, au palais de justice de Gatineau, des 28 chefs d'accusation déposés contre lui par l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Il était notamment accusé de courtage illégal et d'avoir vendu des actions sans prospectus, c'est-à-dire sans la documentation requise. Il pourrait maintenant se voir imposer une amende de 240 000 $.

Au total, 60 accusations visaient M. Jémus et deux autres hommes d'affaires, François Roy et Robert Primeau. Tous les trois étaient notamment impliqués dans la faillite de la compagnie Pension Positive.

En mars dernier, MM. Roy et Primeau ont plaidé coupables aux accusations de l'AMF. Ils ont été condamnés à des amendes de près de 100 000 $ chacun. Marc Jémus clamait toutefois son innocence.

« Il y a visiblement un déni qui se perpétue. Donc, on est très, très satisfaits que la juge ait pu voir ce qui se passait entre les lignes », a affirmé le porte-parole de l'AMF, Sylvain Théberge.

Selon lui, 16 investisseurs québécois ont été floués pour un total de 150 000 $ à 220 000 $.

Un investisseur floué se réjouit

Sylvio Gagnon et sa femme avaient confié près de 80 000 $ à Marc Jémus. À sa sortie du tribunal, jeudi, il a déclaré qu'il ne donnerait jamais son argent à l'intimé si les choses étaient à refaire.

« On fait confiance », a-t-il dit. « Moi, dans le cas de M. Jémus, j'ai fait affaire avec lui pendant plusieurs années et avec son père avant lui. Alors, j'avais pleinement confiance en ces gens-là. »

C'est la confiance qui nous dirige dans toutes ces transactions-là.

Sylvio Gagnon, investisseur floué

L'AMF rappelle d'ailleurs aux investisseurs québécois de s'assurer que leur courtier est bel et bien reconnu avant de lui confier leurs économies.

10 millions évaporés

MM. Jémus, Roy et Primeau ont trempé dans une affaire complexe, qui implique de nombreuses entreprises.

Des investisseurs disent avoir perdu collectivement près de 10 millions de dollars dans des transactions douteuses recommandées par les trois hommes dans le secteur immobilier.

Au début des années 2000, durant les premières années des investissements, les rendements étaient au rendez-vous. En 2005 toutefois, les trois hommes et leurs entreprises ont déclaré faillite.

Quelque 150 investisseurs ont alors tout perdu et ont déposé un recours collectif pancanadien, séparé des accusations de l'AMF. Le recours collectif vise également des institutions financières.

D'après le reportage de Patrick Pilon

Ottawa-Gatineau

Justice