•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les manifestants prodémocratie durement réprimés à Hong Kong

Un manifestant en pleurs porte une pancarte réclamant une enquête sur la mise à tabac présumée d'un autre protestataire, Ken Tsang Kin-chiu, par les policiers au cours de la nuit.

Un manifestant en pleurs réclame une enquête sur la mise à tabac présumée d'un autre protestataire, Ken Tsang Kin-chiu, par les policiers au cours de la nuit.

Photo : ? Carlos Barria / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À Hong Kong, des centaines de policiers antiémeutes ont délogé violemment des manifestants prodémocratie qui bloquaient l'une des principales artères de la ville, dans la nuit de mercredi.

Plusieurs centaines de protestataires s'étaient regroupés dans le tunnel routier de Lung Wo Road, qui traverse le quartier d'Admiralty, centre de la contestation, après la destruction, mardi matin, par la police de leurs barricades improvisées.

Munies de boucliers, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz au poivre en plus de repousser à coups de pieds et de matraques les manifestants, qui avaient déployé leurs parapluies, symboles du mouvement. Au moins 45 manifestants ont été arrêtés, selon les médias locaux.

« Nous sommes pacifiques, nous ne voulons que la démocratie. Pourquoi faites-vous cela ? »

— Une citation de  Une des manifestantes aux policiers

Cette opération policière est sans précédent depuis la répression musclée contre des étudiants qui s'étaient approchés du siège du gouvernement local, à la fin du mois dernier.

Des images qui choquent

Le réseau de télévision TVB a diffusé les images de six policiers emmenant un manifestant à l'écart pour lui asséner des coups de pieds pendant plusieurs minutes. La victime est Ken Tsang Kin-chiu, un membre d'un parti politique prodémocratie.

Un autre réseau, Now TV, a montré des images de M. Tsang aspergeant les policiers d'eau un peu plus tôt.

L'avocat de M. Tsang soutient que son client a également été brutalisé au commissariat. Sur des images diffusées en ligne, on voit son visage et son dos tuméfiés.

Pour voir la vidéo sur votre appareil mobile, cliquez ici. (Nouvelle fenêtre)

Ces images ont suscité la colère du public.

« Les policiers de Hong Kong ont perdu la tête aujourd'hui, en imposant leur propre châtiment en privé », a de son côté déploré un parlementaire prodémocratie, Lee Cheuk-yan.

« Les valeurs et la primauté du droit de Hong Kong ont été anéantis par les chefs de police de Hong Kong. »

— Une citation de  Lee Cheuk-yan, parlementaire prodémocratie, .

Sept policiers impliqués dans ces affrontements ont été temporairement mutés à d'autres fonctions, a indiqué un porte-parole de la police. Il a aussi promis la tenue d'une enquête impartiale.

Condamnation des manifestations

Un éditorial publié mercredi en première page du quotidien People's Daily, qui représente le Parti communiste chinois, dénonce le désordre qu'elles incarnent. « Les faits et l'histoire nous montrent que les gestes illégaux et radicaux qui atteignent leurs objectifs ne font qu'engendrer d'autres activités illégales plus graves, exacerbant l'instabilité et le désordre », peut-on lire.

« La stabilité est le bonheur suprême, et la tourmente amène la dévastation. »

— Une citation de  Extrait de l'éditorial du People's Daily

Le promoteur immobilier hongkongais Li Ka-shing, l'homme d'affaires le plus riche d'Asie, a pressé les manifestants de « rentrer à la maison, de retrouver leurs familles ». « Depuis la restitution [de l'ancienne colonie britannique à la Chine en 1997], la formule un pays, deux systèmes a protégé le style de vie de Hong Kong », a-t-il plaidé.

Le mouvement prodémocratie réclame la démission du chef actuel de l'exécutif local, Leung Chun-ying. Il exige aussi que Pékin permette des mises en candidature libres en vue des élections de 2017.

Selon les règles en vigueur, les candidats devront être approuvés par un comité d'hommes d'affaires proches des autorités chinoises.

Leung Chun-ying a exclu de démissionner et a également averti que Pékin ne reviendrait pas sur sa décision.

Avec les informations de Associated Press, et Reuters

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !