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Un sursis d'un an pour Épilepsie Outaouais

Épilepsie Outaouais offre des services aux personnes atteintes dans la région.
Épilepsie Outaouais offre des services aux personnes atteintes dans la région.

Épilepsie Outaouais pourra respirer pendant les prochains mois. L'Agence de la santé et des services sociaux de l'Outaouais remet à l'organisme 18 000 $ supplémentaires, qui s'ajoutent à la subvention annuelle de 73 338 $.

La fermeture est donc évitée en 2014-2015.

« C'est une somme ponctuelle, donc non récurrente pour l'an prochain. On parle d'un fond d'urgence pour nous aider », précise la directrice générale, Suzanne Guérin.

Ce montant « permet de préserver des services tels que l'intervention psychosociale, le programme de sensibilisation dans les écoles, le groupe de soutien ainsi que les services de soutien gratuits et sans délais d'attente lorsqu'un nouveau diagnostic vient d'être annoncé ou que la condition épileptique d'une personne entraîne un état de crise », explique-t-on dans un communiqué.

Épilepsie Outaouais, qui existe depuis 27 ans, avait lancé un cri du coeur en avril dernier. Faute de financement suffisamment, l'organisme craignait de devoir fermer en septembre s'il n'obtenait pas une bonification de son budget.

L'organisme avait dû suspendre certains services spécialisés, dont l'aide psychosociale.

Suzanne Guérin affirmait à l'époque que ses bénévoles étaient exténués et qu'elle était désormais la seule employée salariée.

Environ 3700 personnes souffrent d'épilepsie dans la région. Mille d'entre elles souffrent d'épilepsie réfractaire, c'est-à-dire qui résiste à toute médication.

Le défi reste entier

Épilepsie Outaouais reste en situation précaire et cherche maintenant à s'associer à un partenaire, qui pourra organiser une activité de financement annuelle.

Suzanne Guérin devra elle aussi s'affairer à trouver des sources de financement. « C'est certain que le C.A. doit mettre la main à la pâte aussi, mais moi aussi, j'ai un rôle à faire là-dedans », souligne-t-elle.

Ça va faire dévier mon travail de l'intervention pour aller faire de la recherche de partenariats.

Suzanne Guérin, directrice générale, Épilepsie Outaouais

De son côté, la présidente, Brigitte Charette, souligne que le défi est de taille, puisque l'épilepsie reste une maladie peu connue, voire tabou.

« En général, lorsqu'une personne atteinte voit son épilepsie contrôlée, elle n'en parle plus, car l'épilepsie est très mal vue », souligne-t-elle dans un communiqué.

Épilepsie Outaouais ne peut aider qu'une trentaine de personnes par année.

Avec le reportage de Patrick Pilon

Ottawa-Gatineau

Santé