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Avalanches mortelles au Népal : 4 Canadiens perdent la vie lors d'une randonnée

Des secouristes népalais s'apprêtent à hisser un radonneur dans un hélicoptère.

Des secouristes népalais s'apprêtent à hisser un radonneur dans un hélicoptère.

Photo : Armée népalaise

Radio-Canada

Au moins une vingtaine de personnes, dont quatre Canadiens, ont péri au Népal dans des avalanches survenues mercredi dans l'Himalaya. Des dizaines de randonneurs, dont trois Québécoises, manquent à l'appel. Deux randonneuses d'Ottawa sont saines et sauves.

Les recherches ont repris jeudi matin pour retrouver les personnes qui sont toujours disparues. 

Provoquées par une puissante tempête de neige générée par le cyclone Hudhud, ces avalanches se sont produites près de l'Annapurna, dans le district de Mustang.

Plusieurs douzaines de touristes, en plus des guides et des sherpas, participaient à une marche en montagne qui se déroulait du côté népalais de l'Himalaya lorsqu'une forte tempête de neige, qui a laissé un mètre de neige au sol en quelques heures à peine, les a surpris.

Une entreprise nommée Panorama Himalaya a confirmé la mort de trois de ses clients canadiens, tandis que Nepal Hidden a confirmé la mort d'une Canadienne.

Selon l'Association des agences de trekking du Népal, cinq corps, soit ceux des Canadiens et d'un randonneur indien, ont été récupérés dans la zone de Phu.

La récupération des autres corps pourrait prendre plusieurs jours selon les autorités népalaises. Cela n'est guère surprenant, puisque les sentiers sont habituellement situés à flanc de montagne avec une muraille abrupte d'un côté et de profonds ravins de l'autre.

Deux randonneuses d'Ottawa saines et sauves

Une vingtaine de randonneurs ont pu être secourus lors d'une accalmie mercredi, mais 140 autres restent injoignables, selon le chef du district administratif de Manang. Les recherches ont été suspendues pour la nuit et reprendront jeudi aux premières lueurs de l'aube.

On ignore pour le moment le nombre exact de randonneurs canadiens qui se trouvaient sur les sentiers de l'Annapurna au moment de l'avalanche.

Selon le directeur de l'agence montréalaise Terra Ultima, François-Xavier Bleau, trois randonneuses québécoises sont disparues dans le secteur de Phu. Les trois femmes, deux originaires de Montréal et la troisième de Québec, faisaient partie d'un groupe de six randonneurs québécois qui ont quitté le pays au début octobre pour l'Annapurna. L'une d'entre elles était une guide.

Dans la région d'Ottawa, deux randonneuses ont donné des signes de vie. Le frère de l'une d'elles a pu leur parler.

Au ministère des Affaires étrangères du Canada, on n'a pas confirmé le nombre de Canadiens portés disparus ou décédés au Népal, ni leur identité, pour des raisons protection de la vie privée.

Le premier ministre Stephen Harper a cependant offert sur Twitter ses condoléances aux familles et amis des « quatre Canadiens ayant perdu la vie dans une avalanche au Népal ».

Selon l'Association des agences de trekking du Népal, Panorama Himalaya a en outre indiqué que trois randonneurs canadiens avaient été secourus, sans préciser leur identité. En tout, 14 randonneurs étrangers ont été retrouvés, ont indiqué les autorités népalaises.

Par ailleurs, le directeur général des Comtés unis de Prescott et Russell a indiqué que les randonneurs ontariens Sylvie Millette et François Bellemare, deux résidents de L'Orignal qui faisaient partie de l'expédition, étaient sains et saufs.

Une course contre la montre

« Il n'y a pas grand-chose à faire si on est dans la ligne de l'avalanche », explique l'alpiniste Gabriel Filippi, qui connaît bien cette région du monde.

C'est un peu comme un tsunami lorsqu'on est sur le bord de la plage. Le temps qu'on réagisse, il est trop tard.

Gabriel Filippi, alpiniste

« Les chances de survie passent très vite de 50 % à 0 », a estimé M. Filippi. Les randonneurs qui manquent à l'appel peuvent être « isolés, [...] probablement dans des situations problématiques, coincés », rappelle-t-il.

Il évoque également les froides températures nocturnes prévalant à une altitude de 2000 à 4000 mètres. On ignore si l'avalanche a emporté les couvertures des randonneurs qui manquent à l'appel, fait-il valoir. Il faut repérer les marcheurs et « essayer de les sortir du pétrin le plus rapidement possible ».

La région de l'Annapurna attire chaque année, en octobre, des milliers de touristes qui profitent des conditions généralement favorables pour les randonnées en montagne.

Des militaires népalais s'apprêtent à transporter des victimes.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des militaires népalais s'apprêtent à transporter des victimes.

Photo : Armée népalaise

Six mois après la tragédie de l'Everest 

Cette tragédie n'est pas sans rappeler l'avalanche qui a tué 16 alpinistes en avril dernier sur les flancs du mont Everest. Hélène Leroux, rédactrice en chef à Radio-Canada et alpiniste se trouvait au camp de base de l'Everest lorsque l'avalanche la plus meurtrière de l'histoire du mont Everest s'est produite.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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