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Le Bureau d'évaluation environnemental de la C.-B. approuve le Site C

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Le projet de barrage hydroélectrique du site C de BC Hydro.

Photo : BC Hydro

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Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le projet hydroélectrique du site C a été approuvé par le Bureau d'évaluation environnementale de la Colombie-Britannique, ont annoncé jeudi la ministre de l'Environnement Mary Polak et le ministre des Forêts, des Terres, et de l'Exploitation des ressources naturelles, Steve Thomson.

Les ministres ont décidé que le projet était dans l'intérêt public et que ses bénéfices l'emportent sur les risques possibles pour l'environnement, la société et les générations à venir.

Leur approbation est toutefois accompagnée de 77 conditions auxquelles devra se soumettre BC Hydro.

Quelques-unes des conditions obligatoires imposées par les ministres Polak et Thomson :

  • l'établissement d'un fonds de 20 millions de dollars pour compenser les pertes de terres et d'activités agricoles,
  • l'établissement d'un plan pour réduire et surveiller l'impact sur les zones humides,
  • l'établissement d'une stratégie pour développer et maximiser la participation des entreprises autochtones
  • la construction de 50 logements à Fort St. John, dont 40 pour les employés de BC Hydro et 10 pour les familles à faible et moyen revenu (une fois la construction complétée, les 40 logements pour employés seront disponibles pour les familles à faible et moyen revenu).

Mary Polak et Steve Thomson ont souligné qu'ils avaient révisé le rapport de la commission d'examen conjointe publié en mai dernier avant d'approuver le projet.

Le gouvernement provincial doit encore décider s'il ira de l'avant avec le projet controversé de 7,9 milliards de dollars.

Rapport mitigé de la Commission d'examen conjointe en mai dernier

Dans un rapport publié en mai dernier, la Commission d'examen conjointe faisait 50 recommandations, si la province décidait d'aller de l'avant avec le projet tout en soulignant que BC Hydro faisait erreur en justifiant la construction du barrage hydroélectrique du site C sur une prévision de l'offre et de la demande sur 20  sans avoir de prévisions des prix pour la même période.

La commission concluait toutefois que les bénéfices du projet sont évidents et que malgré des coûts initiaux élevés et un calendrier de besoins énergétiques incertain, le barrage produirait de l'énergie à un prix qui « profiterait aux générations futures ».

Le projet de 7,9 milliards de dollars du site C prévoit générer 110  mégawatts d'électricité, soit 400 mégawatts de plus que ce que pourrait fournir l'énergie géothermique.

Un projet controversé dès ses débuts il y a plus de 40 ans

Les premiers plans pour un barrage sur le site C ont été présentés dans les années 1970. À l'époque, les opposants dénonçaient l'idée d'inonder 5400 hectares de terres arables dans la vallée de la rivière de la Paix pour créer un réservoir.

En avril 2010, 40 ans plus tard, le gouvernement de la Colombie-Britannique confirmait la construction d'un barrage sur ce site situé à quelques kilomètres de Fort St John.

Le nouveau projet prévoit la construction d'un barrage hydroélectrique qui devrait générer 1100 mégawatts d'électricité, de quoi alimenter un demi-million de foyers. Celui-ci est nécessaire pour répondre à une augmentation importante de la demande, selon le gouvernement provincial.

Dans les années 1980, la commission des services publics de la province a rejeté un projet de barrage sur le site C en expliquant qu'il n'était pas nécessaire. Cette fois, la province a exempté le projet d'un examen par la commission. 

Le barrage prévu par le projet est critiqué par de nombreux groupes puisqu'il prévoit l'inondation de terres, dont des terres agricoles de qualité, pour permettre la construction d'un réservoir s'étirant sur 83 kilomètres.

L'avocat spécialisé en énergie, David Austin, croit que les décideurs politiques priorisent le coût de réalisation du projet plutôt que son impact environnemental. Celui-ci ne croit pas que la hausse prévue de la consommation d'électricité justifie l'approbation du projet. Il rappelle que la date de mise en service du barrage la plus rapprochée serait en 2024 et note qu'il est difficile de prévoir les besoins énergétiques des Britanno-Colombiens dans 10 ans.

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