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Suicide assisté : la cause est entendue pour Harper

Stephen Harper au port de Sept-Îles Photo: Radio-Canada
La Presse canadienne

Le premier ministre Stephen Harper garde le cap : à la veille des audiences de la Cour suprême sur le suicide assisté, il a signalé qu'il n'avait pas l'intention de relancer pour autant le débat sur cette épineuse question.

Le fait que le dossier se retrouve devant le plus haut tribunal du pays et que certains sondages laissent entendre que les Canadiens souhaitent un débat sur cet enjeu ne change rien à cette position, a-t-il soutenu lorsqu'on lui a demandé si son parti avait cheminé dans ce dossier.

« Le Parlement a discuté de cette question il y a quelques années et nous n'avons pas l'intention de rouvrir ce débat, mais évidemment, on regarde avec intérêt les décisions éventuelles de la Cour suprême à cet égard », a expliqué M. Harper en marge d'une annonce énergétique à Sept-Îles, mardi.

La Cour suprême se penchera cette semaine sur le suicide assisté pour les patients en fin de vie, un enjeu sensible pour la population vieillissante au Canada.

Elle entendra mercredi un appel de l'Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique. Son jugement pourrait permettre à des patients mourants, mais mentalement aptes, de recevoir de l'aide médicale pour mourir s'ils le demandent.

À l'instar du premier ministre Harper, les députés conservateurs ne semblent pas avoir d'appétit pour un débat sur la question, au grand dam de leur collègue tétraplégique Steven Fletcher. « Cet enjeu devrait être discuté entre parlementaires, les élus qui portent les volontés des Canadiens, et non pas des juges non élus et non imputables », avait déploré le député manitobain en point de presse à la fin septembre.

M. Fletcher avait salué au passage la teneur du projet de loi sur les soins de fin de vie adopté en juin dernier par les élus de l'Assemblée nationale -- un projet de loi « plein d'empathie » qui « reflète les valeurs de la majorité de la population », selon lui.

Mais les ténors du gouvernement tiennent un tout autre discours.

Quelques jours après l'adoption du projet de loi C-52, le ministre fédéral de la Justice, Peter MacKay, avait lancé une mise en garde aux médecins du Québec: « Respectez les sanctions actuelles prévues au Code criminel », conseillait-il.

Ayant ficelé son projet de loi autour de ses compétences en matière de santé, Québec considère que sa loi ne relève pas du Code criminel.

Le gouvernement du Québec sera un intervenant dans la cause qui sera entendue mercredi à la Cour suprême.

Société