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Bilinguisme à la Ville d'Ottawa : Jim Watson salue l'appui de Gilles Paquet

Le reportage de la journaliste Laurie Trudel

Après avoir été décrié par ceux qui veulent une désignation bilingue et qui estiment qu'il n'en fait pas assez en la matière, Jim Watson, salue la récente sortie du directeur de recherche au Centre d'études en gouvernance de l'Université d'Ottawa.

Gilles Paquet a récemment publié un article dans une revue spécialisée du secteur public très dur à l'endroit du mouvement pour le bilinguisme officiel à la Ville d'Ottawa. Il salue également les efforts du maire sortant, Jim Watson, en matière de bonification des services en français.

Il soutient que beaucoup de citoyens francophones d'Ottawa, rencontrés lors de son porte-à-porte dans Vanier et Orléans notamment, n'appuient pas l'idée d'un bilinguisme officiel.

« Il y a un groupe, de peut-être 40-50 personnes qui demandent le bilinguisme officiel, mais il y a beaucoup d'autres, comme Gilles Paquet, qui ne sont pas des vedettes dans la communauté francophone [...] qui disent : "Vous êtes corrects, fournir des services, améliorer des services ça, c'est la chose plus importante" », avance M. Watson.

Il nuance toutefois ces propos, voulant éviter d'alimenter la controverse, et saisit l'occasion pour rappeler qu'il préfère des actions concrètes à une loi.

Pour moi, la chose la plus importante est de fournir des services, dans la langue de choix du citoyen de la Ville d'Ottawa.

Jim Watson, maire sortant d'Ottawa

« Je pose la question aux personnes qui demandent qu'est-ce que c'est la différence entre le bilinguisme officiel et le bilinguisme pratique que la Ville offre? Rarement, il y a une réponse pour ça », ajoute Jim Watson.

Une vision non partagée

Le professeur John Trent, du Centre d'études en gouvernance de l'Université d'Ottawa, est en désaccord avec cette prise de position.

Il est maire d'Ottawa, pour gérer la Ville. Mais il est aussi maire de la capitale du Canada et c'est là où il se trompe quand il dit qu'on a fait déjà assez.

John Trent, Centre d'études en gouvernance de l'Université d'Ottawa

« Si on en fait déjà assez, comment se fait-il que seulement 20 % des restaurants à Ottawa offrent des services en français ou des menus en français? Pourquoi on ne peut pas aller dans des événements et trouver du français ? », demande-t-il.

De son côté, l'ex-député et ancien président de l'ACFO, Jean Poirier, tient à ce que les droits des francophones soient protégés à long terme. Il estime que le point de vue de Gilles Paquet n'est pas majoritaire.

« On voit bien que si on n'a pas des lois pour nous protéger, on ne peut pas se fier à la bonne volonté. [...] Ces lois ne sont pas des chartes des droits, ce sont des chartes des devoirs », estime-t-il.

Jean Poirier espère que les propos de Gilles Paquet vont réveiller certains francophones, afin que ces derniers s'allient à la cause du bilinguisme officiel à Ottawa.

D'après les informations de Laurie Trudel

Ottawa-Gatineau

Affaires municipales